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Qui a dit que les jeunes d'aujourd'hui manquaient de motivation et par le fait même de buts à atteindre? À 16 ans, Pierre-Olivier Bussières est la preuve vivante qu'il est toujours bon d'espérer. Ce jeune originaire de Sainte-Foy, a à son actif, depuis novembre 2004, un premier roman bien ancré dans la littérature québécoise, La guerre du mur blanc, dont il est déjà à préparer la suite.
L'oeuvre soulève un sujet pour le moins téméraire compte tenu de l'âge de l'auteur. La guerre du mur blanc est le récit de deux frères qui logent dans un monastère et qui ont été envoyés par l'archevêque afin d'empêcher l'accomplissement d'une prophétie, connue de lui seul dans tout le Maradar. « Ce roman aura pris environ trois ans à réaliser parce qu'en plus de ne pas pouvoir écrire chaque jour, comme un écrivain qui vit de sa plume, j'ai dû changer plusieurs fois d'histoire en cours de route » précise P.-O. Bussières.
Motivation
Le jeune auteur dit ne pas avoir eu de motivation précise pour la rédaction de ce roman. « J'écris par besoin. J'écris parce que je sais que c'est ma vie.c'est inconditionnel », dit-il, pour ensuite trouver une réponse plus spirituelle. « Ma motivation.aussi étrange que ça puisse paraître, ce sont mes mains! C'est avec elles que je tape et elles précèdent souvent ma pensée, comme si mon talent résidait dans mes mains ». L'inspiration lui vient-elle comme la pomme sur la tête de Newton? « Pas vraiment, mon modèle, c'est le Seigneur des Anneaux et ma seule idole Tolkien», répond l'adolescent écrivain.
Ça change pas le monde, sauf que.
Publier un premier roman à 16 ans change-t-il votre perspective de la vie? « N'importe quel prétexte est devenu bon pour écrire » relate Pierre-Olivier. Et s'il accorde une importance aussi primordiale à l'écriture libre de toute barrière scolaire, c'est surtout parce qu'il croit en cette vertu. « J'écris le plus souvent possible parce que c'est la chose la plus constructive que je puisse faire de ma vie. L'école ne me passionne pas, j'apprends mieux par moi-même alors j'ai souvent plus d'intérêt à lire ou à écrire en dehors du contexte académique », ajoute-t-il. Selon lui, ce qui a réellement changé depuis l'aboutissement de son oeuvre, c'est une soif inépuisable de mots.
Lire pour écrire
Est-ce que plus on lit, mieux on écrit? On se dit que forcément pour avoir accomplit un exploit semblable à son âge, il faut avoir une bonne maîtrise du vocabulaire et surtout avoir un bon lexique en banque. Pour P.-O, la lecture étoffe assurément le vocabulaire et a tendance à inspirer. « C'est évident qu'une personne qui n'aime pas lire n'écrira jamais. Par contre, ceux qui sont des férus de lecture ne feront pas nécessairement de bons auteurs parce que, lance-t-il, le véritable talent existe et ne se commande pas »! Il termine en soulignant qu'il faut perfectionner néanmoins ses oeuvres, corriger ses fautes, en faire quelque chose qui mérite vraiment notre fierté, par la suite, l'édition c'est faisable.
S'investir
Veut-il perfectionner son style d'écriture ou préfère-t-il parfaire le côté historique de ses récits? « J'ai décidé de faire ma demande au collégial en Histoire et civilisations tout simplement parce que l'histoire me passionne et qu'elle occupe une place de choix dans mon écriture » indique-t-il. De plus, il compte développer ses connaissances en psychologie dans le but de donner plus de profondeur à ses personnages, un outil essentiel, selon lui, à la beauté d'une histoire.
Certes, Pierre-Olivier Bussières est rempli de grandes espérances mais ce qui frappe le plus dans son attitude est sa confiance, qui peut paraître assez déconcertante. « Si pour un projet donné, 9 personnes sur 10 te disent que tu te trompes, c'est que 9 personnes sur 10 se trompent ». Le jeune auteur suggère ainsi à tous ceux qui espèrent un jour se lancer dans l'écriture : « n'écouter que soi-même ». « Je ne deviendrai pas auteur et n'envisagerais rien d'autre. Je SUIS auteur » de conclure l'écrivain de Ste-Foy. Que peut-on rajouter de plus? |