
Marvel Comics, véritable institution dans le monde de la bande dessinée mondiale, a fait appel à trois Québécois pour une série estivale de Civil War: X-Men. Il s'agit de trois Montréalais, soit Yannick Paquette pour l'illustration, Serge Lapointe à l'encrage et Stéphane Peru à la couleur. Les trois artistes travaillent à partir du scénario de l'Américain David Hine.
L'histoire suit le concept du « cross-over », c'est-à-dire que plusieurs super-héros qui ont habituellement une série distincte s'y retrouvent. La semaine dernière, le premier numéro de la minisérie Civil War X-Men est apparu sur les rayons des librairies et trois autres suivront dans les prochains mois.
Go South!
Enfant, le Montréalais Yanick Paquette dévorait les bandes dessinées de X-Men. Aujourd'hui, à 32 ans, c'est à lui que revient de dessiner les aventures des superhéros. Pour beaucoup de jeunes dessinateurs québécois, le monde des BD américaines paraît bien inaccessible. C'était du moins ce que pensait Yanick. «Mon opinion a changé lorsque j'ai rencontré Denis Rodier et Gabriel Morissette, qui, eux, gagnaient leur vie en dessinant pour DC et Marvel, les deux grandes compagnies qui occupent le marché américain. C'est à ce moment que dessinateur est devenu pour moi un choix de carrière potentiel, même si c'était très risqué», a confié Yanick au Journal de Montréal.
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Bulleteer |
C'est à l'âge de 21 ans que Yanick a commencé à gagner sa vie avec ses dessins. «J'ai tout de suite travaillé pour des compagnies américaines car, au Québec, le marché est occupé par les BD humoristiques alors que je fais des BD réalistes. J'ai commencé par des petites compagnies, j'ai gravi les échelons et j'ai finalement réussi à devenir pigiste pour Marvel et DC» explique-t-il. Aujourd'hui, le dessinateur a en poche un contrat d'exclusivité de trois années avec Marvel.
Notoriété
Yanick est très heureux de pouvoir participer à une bande dessinée aussi populaire que X-Men. Toutefois, il est conscient qu'artistiquement, ça peut être un peu frustrant. «Dans des gros projets comme ça, les artistes ne sont pas totalement libres. Si tu fais Superman, par exemple, tu ne peux pas le faire virer gai. Ça ne passera pas. Mais je sais que pour arriver à faire des projets personnels qui se vendront quand même bien à l'extérieur de toute gamique commerciale, il faut avoir fait des gros trucs qui se sont vendus à des centaines de milliers d'exemplaires. C'est une question de notoriété», conclut le dessinateur.
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Scène de Civil War X-men |
X-Men... made in Québec
Lorsque le géant américain de l'édition a confié au Québécois la tâche de dessiner les prochains X-Men, ce dernier a réussi à imposer son équipe de travail. Il a choisi des gars d'ici.
C'est dans un studio situé dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve que sont créés les numéros de la minisérie Civil War X-Men. Yanick fait les dessins à la mine, son ami Serge Lapointe est en charge de l'encrage, qui consiste à noircir et à préciser les traits du dessinateur et leur copain, Stéphane Peru, s'occupe de la couleur.
Avant, je travaillais tout seul à Montréal et mes collègues étaient éparpillés dans le monde. Là, j'ai choisi des gens d'ici. D'abord, ça donne du travail à des Québécois, en plus, ils sont super-bons et lorsque nous travaillons l'un à côté de l'autre, les idées circulent mieux», poursuit le dessinateur. Les artistes travaillent donc en constante interactivité.
«Par exemple, dans une scène de X-Men, des robots sont détruits par des éclairs. J'aurais pu dessiner des éclairs très simples à la mine, mais quelqu'un a proposé de faire des éclaboussures de lumière avec une brosse à dent, alors ça m'influence dans mon travail. Je dois fournir des dessins qui permettent l'effet. Ainsi, mon travail ne se limite pas seulement à mes possibilités graphiques» explique l'artiste, qui a également dessiné Superman et Wonder Woman.
Sources : Radio-Canada et le Journal de Montréal.


Marvel - Site officiel de X-Men (anglais)

Marvel World-Site non officiel en français sur l'univers de X-men


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