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LA VITESSE TUE, MON CUL!
Un commentaire de l'expert Jacques Duval, tiré de son blog ...
![]() « La vitesse tue ». S’il existe une expression qui me m’exaspère, me fait ch…, me met en beau si.., m’énarve, bref qui me plonge dans un état de rage absolu, c’est bien celle là. Pouvez-vous me dire quel est l’imbécile, le moron, le crétin et le nono de service qui a concocté cette locution de merde qui est une profonde contradiction et qui ne veut strictement rien dire. Est-ce que tous ceux qui prennent l’avion (et ça va ben plus vite qu’un char) ou même des trains rapides comme le TGV en France ou le Shinkansen au Japon sont des condamnés à mort ? Car, c’est bel et bien la connotation que l’on veut donner au mot « vitesse » dans ces trois mots jésuitiques.
D’abord, la vitesse ne tue pas et ne tuera jamais personne. C’est la rapide décélération avant la confrontation avec un obstacle (mur, automobile, arbre, poteau téléphonique, etc.) qui risque de tuer. Certains vont dire que je joue sur les mots. À ce compte là, je pourrais vous dire que si la vitesse tue, la lenteur obstrue. Mais soyons sérieux. En associant mort et vitesse, on a réussi à imprimer dans la croyance populaire une expression choc qui suppose que le simple fait d’aller vite mène à la mort. On supprime d’un seul coup les vraies maladresses qui sont à l’origine des accidents graves en les reportant sur le seul facteur vitesse. C’est ramener à sa plus simple expression un problème profond qui ne sera solutionné que par une meilleure éducation de la jeunesse au volant. Une jeunesse qui, selon les statistiques, détient seulement 10% des permis de conduire tout en étant impliqué dans 23% des accidents de la route.
À l’autre bout de l’échelle, je voudrais bien par contre que l’on me fournisse le nombre de gens âgés qui conduisent par rapport à leur implication dans des accidents. Et vous les vieux qui lisez ça, sachez que je suis vieux moi-même et que j’ai tout à fait le droit de m’en prendre à mes semblables, sans discrimination. Cette utilisation outrancière de l’expression « la vitesse tue » ne fait que coller une image fausse au problème des accidents tout en occultant les vraies raisons des tueries routières. C’en est devenu une expression passe-partout, un trois mots choc qui fausse complètement la réalité. Je propose solennellement que ce slogan (parce que c’est ce que c’est) soit désormais interdit ou mieux, tué, par l’Office de la langue française.
Que vous soyez d'accord avec Jacques Duval ou non, il reste que les accidents de la route, ça frappe dur!
Des jeunes qui subissent la folie de la vitesse des autres.
L'histoire de Ban...
Dans la nuit du 5 juin 2004, Mathieu Banville (BAM) était dans une fête avec ses amis. Un d'entre eux lui offre alors d'aller essayer sa nouvelle voiture qui a été modifiée. Mathieu accepte l'invitation. Le conducteur du véhicule dans lequel se trouvait Mathieu roulait à une vitesse supérieure à 160 km/heures. Arrivés dans une courbe, le conducteur a perdu le contrôle de l'auto qui est allé s'écraser dans le fossé. Résultat : Mathieu a eu la nuque brisée et il est mort quelques heures après l'accident.
De quoi faire réfléchir ! C'est d'ailleurs dans ce but que Yannick Paquette-Gendron a réalisé une vidéo, afin que la mort de son frère serve de modèle et permette d'éviter que d'autres accidents de ce genre se répètent. QJCOM l'a rencontré.
Quand on lui demande de nous parler de Mathieu, c'est avec beaucoup d'affection que Yannick le décrit. « Il était quelqu'un qui aimait les gens et tous se rappellent de son sourire» dit-il de celui qui était un excellent joueur de hockey. Par contre, il était très timide. Les deux garçons avaient une très bonne relation. «Je m'assoyais souvent avec lui pour jaser des petites affaires de la vie. Il était un excellent confident et je profitais de la chance que j'avais de pouvoir partager avec lui. Il m'a appris beaucoup de chose, surtout dans le domaine sportif» ajoute l'auteur de la vidéo. Un choc
On peut comprendre que dans cette situation, sa mort fut un véritable choc pour lui. Surtout, lorsque sa mère est venue le réveiller en plein milieu de la nuit pour lui annoncer le drame qui venait d'arriver ! Mais ce fut aussi un choc pour son entourage. «Tout le monde était à terre et encore aujourd'hui, il est difficile d'en parler.» Un évènement comme celui-là transforme la vie des personnes proches de la victime. C'est l'occasion d'en tirer de grandes leçons. Pour Yannick, ce qui est le plus important aujourd'hui est de profiter du temps qu'il a avec les gens qu'il aime. Car il sait trop bien qu'on ne sait jamais quand ils peuvent nous quitter.
La vitesse tue Malgré les propos de Jacques Duval, Yannick veut passer un message important : «la vitesse tue !» C'est pourquoi il a profité d'un projet scolaire pour réaliser sa vidéo. Il voulait rendre un dernier hommage à son frère, mais surtout, il désirait conscientiser les jeunes. Selon lui, le but a été atteint. En effet, la vidéo a été diffusée lors d'une exposition de projets à son école secondaire, l'école Armand Corbeil de Terrebonne et elle a été diffusée dans deux écoles de Laval. De plus, il a entamé des pourparlers avec la directrice de son ancienne école secondaire afin de présenter le film dans les classes. Ce qui devrait être fait prochainement. Par manque de temps, celui qui étudie maintenant en sciences humaines au cégep désire pour l'instant se limiter aux écoles de sa région. Par contre,si l'occasion se présente, il serait prêt à pousser son projet plus loin.
La vidéo La vidéo, d'une durée de 11 minutes et 32 secondes, a été en partie réalisée à partir d'archives que les amis de son frère ont donné à ses parents. Ce sont ces extraits que l'on peut voir dans le montage au début du film. Il a aussi réalisé les interviews lui-même, chez-lui, avec la caméra de son père. Pour ce qui est des informations, il a consulté les sites gouvernementaux et lu les journaux à la recherche de statistiques concernant les décès reliés à la vitesse au volant. Le montage a été réalisé dans les locaux d'arts et communications de son école secondaire qu'il fréquentait à l'époque. D'ailleurs, il avait déjà réalisé quelques films dans ces locaux avant de produire celui-ci.L'avenir Quand on lui demande quels sont ses projets futurs, il affirme avoir l'intention d'aller enseigner l'histoire ou les sciences politiques. Par contre, il compte bien se lancer dans la politique un jour. Lui qui se décrit comme ayant un franc parler et à la façon dont il s'est engagé pour la cause de la vitesse au volant, on peut croire qu'il fera progresser plusieurs dossiers. Souhaitons-lui que celui de la vitesse au volant soit résolu avant qu'il soit élu !
Des jeunes qui subissent la folie des autres.
L'histoire de Jacqueline Saburido...
Attention! L'alcool au volant fait des ravages, l'histoire de Jacqueline Saburido nous le montre bien. Dans la suite de l'article vous allez voir des photos DURES, TRÈS DURES d'un accident de la route. Ces photos peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes. La jeune fille a été victime d'un accident de voiture, le conducteur avait bu, il était ivre. Jacqueline n'est pas morte, elle a été grièvement brûlée.
Recherche et webédition : Virginie Poirier |
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