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Marielou et le maire Gérald Tremblay |
Marielou Filiatreault est la présidente du Conseil jeunesse de Montréal (CjM). Il s'agit d'un organisme, composé de 15 membres âgés de 16 à 30 ans, dont le mandat est de conseiller le maire et le comité exécutif, de façon régulière et continue, sur toutes les questions relatives aux jeunes (12-30 ans). Son rôle est d'assurer également la prise en compte des préoccupations jeunesse dans les décisions de l'administration municipale. Autrement dit, le CJM est là pour promouvoir et protéger vos droits.
Pour Marilou,
Jeunes en baisse
D'après les statistiques énoncées plus tôt par nos experts jeunesse, en 2041, seulement 15% de la population de la ville de Montréal sera composée de jeunes. Il y a plusieurs cause à cette baisse : le taux de natalité est moins élevé, les jeunes souvent partent à la découverte de différents pays, les jeunes quittent aussi Montréal pour s'établir dans les villes de banlieue, là où le coût de la vie est généralement moins cher. Les élus ne peuvent évidemment pas contrôler ces deux premières causes, mais ils peuvent assurer un meilleur accès aux logements abordables pour les jeunes qui gagnent de faibles revenus, question de les garder dans la ville de Montréal.
Logement

Selon les renseignements énoncés par nos experts jeunesse sur les jeunes et le logement, le Conseil jeunesse de Montréal peut avancer ses recommandations, desquelles vous trouverez dans notre avis intitulé « 514 génération 18-30 ans ».
La Ville de Montréal est impliquée depuis 1959 dans la construction de logements sociaux, de façon plus ou moins constante. Depuis 1997, nous avons assisté à la construction de 500 nouvelles unités par année en moyenne. Grâce à l'opération « Solidarité 5000 logements », mis sur pied en 2002, la Ville s'est engagée à construire 5000 nouveaux logements sociaux sur l'Île de Montréal entre 2002 et la fin de 2005, soit une augmentation de plus de 300%.
L'opération « Solidarité 5000 logements » touche la jeunesse de différentes façons, en particulier les jeunes parents et les jeunes en difficulté. Par contre, elle ne tient pas compte des étudiants, des jeunes vivants seuls et des jeunes n'ayant pas besoin de supervision et d'encadrement. Ces jeunes peuvent toutefois utiliser les COOP et les OSBL. Cependant, depuis le début du projet, la construction de logements sociaux a été axée davantage sur les personnes âgées que sur les familles.
Cela dit, le Conseil jeunesse de Montréal recommande :

- De prioriser les jeunes dans les prochains projets de Solidarité 5000 logements de façon à ce qu'ils soient mieux représentés.
Étant donné que les projets adaptés dépendent des priorités établies par les organismes du milieu, il devient important :
- De sensibiliser les organismes et le public aux conséquences de la situation précaire des jeunes; et
- De stimuler les OSBL à démarrer des projets d'habitation pour les 18 à 30 ans.
Pour répondre adéquatement aux besoins des jeunes de 18 à 30 ans, le CjM recommande :
- D'assurer que, dans chacun des projets, il y ait un nombre fixe d'appartements qui soient ciblés pour des jeunes afin de permettre une meilleure cohésion et un meilleur équilibre que celui qui prévaut dans les logements sociaux existants; et
- Ainsi de permettre une plus grande flexibilité dans les critères de sélection afin de rendre les logements sociaux plus accessibles à la clientèle jeunesse.
Tel qu'énoncé, la hausse des prix dans le domaine de l'immobilier à Montréal rendant plus difficile l'accès des jeunes à une propriété, le Conseil recommande donc :
- De mettre sur pied un programme permettant aux jeunes d'accéder plus facilement à la propriété.
Fonction publique

Dans un autre ordre d'idée, adressons le renouvellement de la fonction publique municipale. Encore une fois, cette tendance actuelle d'allonger ses études fait en sorte que les jeunes font leur entrée dans la population active beaucoup plus tard qu'avant. Ceci, jumelé au fait qu'il y a de moins en moins de jeunes habitant la Ville de Montréal, fait en sorte que le renouvellement de la fonction publique municipale sera de plus en plus difficile.
Tenant compte du vieillissement de cette fonction publique, Montréal, tout comme plusieurs autres municipalités, se trouve actuellement placée devant l'obligation de renouveler son effectif et de faire une vraie place à la jeunesse au sein de sa fonction publique.
À ce titre, la principale recommandation du CjM est :
- la création d'un programme jeunesse d'accès à l'emploi. En créant ce programme global d'intervention en emploi pour le bénéfice de la jeunesse montréalaise,
Notre seconde recommandation concernant le renouvellement de la fonction municipale est :
- de fixer des objectifs précis de recrutement afin d'assurer une représentation suffisante de jeunes.
Effectivement, pour assurer une relève continuelle, il faudrait fixer l'embauche de jeunes âgés de 30 ans ou moins à un pourcentage annuel précis. Au Québec, le Conseil permanent de la jeunesse fixait à 30% le taux d'embauche essentiel pour assurer un renouvellement continu. Toutefois, ces objectifs devraient également tenir compte des composantes de la société montréalaise et, par conséquent, devraient favoriser l'embauche de jeunes dont un certain nombre serait constitué de jeunes vivant avec un handicap, de jeunes issus de différentes communautés ethnoculturelles ainsi que des jeunes femmes.
Donc, deux simples recommandations quant au renouvellement de la fonction publique – un enjeu qui est primordial pour assurer le bon fonctionnement de la Ville de Montréal pour les années à venir.
Santé

Maintenant que nous avions résumé nos demandes concernant ces deux sujets, passons alors à la santé chez les jeunes. Comme nous l'avons démontré à l'aide des nombreuses données, l'état de la santé des jeunes montréalais laisse à désirer. Plus tôt cette année, les membres du Conseil se sont penchés sur certaines propositions au document de consultation Stratégie d'action jeunesse 2005-2008 et nous avons justement discuté de l'amélioration de la santé des jeunes.
Il importe, avant tout, que les instances municipales reconnaissent hors de tout doute le bien-fondé de l'activité physique et de bonnes habitudes alimentaires. Ceci clairement établi, l'objectif premier sera de mettre en relation les différents milieux de vie capable d'intéresser ou de soutenir les jeunes dans l'acquisition de saines habitudes de vie.
À notre avis, les parents constituent la clé afin d'initier les jeunes à l'acquisition de saines habitudes de vie. Trop souvent laissés à eux-mêmes, les parents doivent être soutenus techniquement et financièrement, afin qu'ils puissent être en mesure de communiquer l'impulsion nécessaire à leur enfant et de baliser le chemin menant à ces dernières.
Conséquemment, nous proposons :
- D'offrir des tarifs adaptés aux familles, peu importe leur revenu, pour des activités sportives proposées dans les centres municipaux ou scolaires;
Le milieu scolaire représente très souvent la seule obligation pour les jeunes de pratiquer une activité physique ou d'en faire l'apprentissage. L'école est un partenaire de premier plan dans la poursuite du présent objectif.
Se faisant, nous proposons :

- De favoriser les relations entre les milieux scolaires et communautaires afin que des activités extrascolaires abordables soient organisées
La santé, l'acquisition de saines habitudes de vie est un choix de société. Évidemment, miser sur les saines habitudes de vie des jeunes s'avère donc un choix logique, un impératif indissociable de notre volonté sociétale.
Dans le même ordre d'idée, les problématiques socio-urbaines font aussi partie des problèmes reliés à la santé et le bien être des jeunes de la ville de Montréal. Concernant ceci, nos experts jeunesse nous ont présenté des statistiques alarmantes. Il semble que même avec toute la publicité et les campagnes de sensibilisation qui se font au sujet des méfaits des drogues, on dira que ceux-ci n'ont presque ou pas d'effet sur les habitudes de consommation des jeunes.
À ce moment-ci, le Conseil jeunesse de Montréal vous annonce que les membres s'engagent à se pencher sur ces problématiques socio- urbaines, telles que la toxicomanie chez les jeunes, la prostitution de rue ainsi que le phénomène des gangs de rue, toujours visant l'amélioration de la qualité de vie chez les jeunes Montréalais et Montréalaises.
Vous trouverez nos études et nos recommandations sur le sujet dans notre prochain avis, qui sera publié à la fin de cette année, afin que vous, chers élus, puissiez vous pencher sur la problématique et les solutions possibles.
En conclusion, je tiens maintenant à vous dire que les membres du CjM s'intéressent présentement à d'autres projets, tels que, l'alimentation et l'activité physique chez les jeunes, les toits verts et le développement durable. De plus, cette année, les membres participent à de nombreuses activités prônant l'engagement, comme l'événement Action Jeunes Citoyen qui aura lieu en Belgique au mois de septembre. Nos membres parrainent aussi le Conseil jeunesse de Liège et certains membres participent à l'École d'été de l'Institut du Nouveau Monde.
Marielou Filiatreault, pour le CjM.
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grâce à une contribution financière du programme Francommunautés virtuelles d'Industrie Canada.






