





Réussite, échec
L'ouverture a été une réussite pour ce qui est de la motivation des jeunes. Pour la promotion qu'un tel événement peu engendrer, ça été un échec. Aucun média n'est venu, il aurait fallu les inviter plus tôt. Les hommes et femmes politiques importants étaient en vacances pour
Profil du groupe
Lorsque nous avons commencé le stage d'intégration, nous avions 15 coopérants. Notre groupe, assez bien constitué, avait le profil suivant :
- Moyenne d'âge de 15 ans
- 8 garçons, 7 filles
- 13 franco-québécois + un québécois d'origine marocaine et une québécoise d'origine afro-américaine
- 6 anciens participants.
2005 s'est terminé avec 9 participants. Trois d'entre eux ont quitté d'eux-mêmes, dont l'un à la toute fin puisqu'il avait trouvé un boulot plus payant. Deux ont été mis à pied par les autres membres car ils n'avaient pas respecté les règlements concernant les absences non motivées (règlements fixés par les coopérants) et le dernier a été mis à la porte par les animateurs pour manque de respect envers les autres. L'équipe est restée motivée malgré les départs, mais a quand même été ébranlée par le nombre décroissant des coopérants.
La formation reçue
Le stage d'intégration contenait des ateliers sur divers sujets : formation sur les principes de base de la coopérative, sur la gestion d'une entreprise, sur le fonctionnement des conseil d'administration et de la prise de décision, et selon le projet ou comité : comptabilité, marketing et gestion du personnel. Des formations plus spécifiques ont aussi été données à tous les coopérants désirant les recevoir (gardiens avertis, peinture). Nous avons rendu obligatoires les formations sur la santé et la sécurité au travail, sur le vol d'identité et sur les normes du travail. Ces formations ont été offertes par le Café-Jeunesse.
Autofinancement et promotion
La seule activité d'autofinancement qui a été faite à Saint-Henri était une journée d'emballage au Super C, laquelle a rapporté plus de 500 $. Les jeunes étaient contents, car cela a permis de payer les parts sociale et opérationnelle de tous les jeunes présents à l'activité. De plus, les surplus ont servi de fond de roulement tout l'été, payant ainsi l'ouverture officielle, de la nourriture pour le meurtre et mystère, une sortie aux glissades d'eau et à la plage.

Un deuxième autofinancement a été tenté à la fin de l'été. Les jeunes avaient une table au Marché Atwater et recueillaient des dons. En un avant-midi, ils avaient fait trois dollars. L'activité a donc été annulée, mais les impacts ont été grands. Les jours suivant cet avant-midi, cinq personnes ont appelé pour des contrats. Cette activité aurait due être faite au début de l'été. Ce n'est pas fort côté financement, mais c'est un moyen de promotion efficace.
Points fort et faible
Le point fort de l'été a certes été le développement des habiletés liées au travail d'équipe. Plusieurs participants ont eu à travailler très fort sur ce point et en sont sortis grandis. Habitués à se faire dire quoi faire, ils ont, peu à peu, appris à établir les priorités pour le groupe et pour l'entreprise. Individualiste de nature, les jeunes se sont entraidés de plus en plus et ont bien compris qu'il valait mieux travailler ensemble que chacun pour soi. En général, ce fut une réussite!
Le point faible? En raison d'un gros contrat, les membres des divers comités ont laissé tomber progressivement leurs réunions.
Bilan des coopérants
Durant les dernières journées de la saison, les jeunes ont fait part de leurs impressions. Chaque participant a adoré son expérience et a trouvé bien utile de
Plusieurs d'entre eux ont fait les recommandations suivantes :
- Avoir un stage d'intégration moins long;
- Faire plus de promotion directe dès le début de l'été (Ex : Marché Atwater);
- Avoir une CJS annuelle;
- Trouver plus de contrats chez des particuliers;
- Faire plus d'activités d'autofinancement.
Mot de la présidente

Anfée Tremblay-Proust, 15 ans, est la présidente du conseil d'administration de la CJS de St-Henri. Lorsqu'on lui demande ce qu'elle pense de son expérience, elle n'hésite pas à souligner tous les bienfaits qui ont découlé de sa participation. « Vous allez rire, mais j'ai appris à garder mon sérieux! Ben oui! Lorsqu'on préside des rencontres du genre, ce n'est pas le temps de faire la folle. On est en affaires et tout le monde veut que l'entreprise fonctionne et rapporte » indique-t-elle d'un ton calme. Pourtant, le défi s'est avéré quelque peu difficile en raison des longueurs qui peuvent survenir. Pour Anfée, les sacrifices et les problèmes à surmonter, tout cela valait la peine car chaque situation lui a permis d'apprendre et de s'ajuster. « Dans mon rôle de présidente, j'ai eu à apprendre à parler en public, à attribuer le droit de parole en respectant chaque personne, à être neutre et impartiale. J'ai beaucoup aimé aussi apprendre à écrire une lettre de sollicitation, faire un discours, monter une entreprise, le marketing et, il fallait bien que ça arrive un jour, apprendre à me servir d'un télécopieur!»
Maison des jeunes La Gallerie
Au soin de la CJS St-Henri
3643 Notre-Dame Ouest, Montréal, Tel.: (514) 933-6404
Responsable : Cathy Anglade
grâce à une contribution financière du programme Francommunautés virtuelles d'Industrie Canada.



