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Vous aimez parler à vos parents et aux autres adultes de votre entourage des vedettes qui vous font grimper, triper, vibrer; et bien, patinez. qu'est-ce que j'écris.courez, dis-je, allez  voir l'histoire de la légende du héros de tout un peuple : le numéro 9, Maurice « Rocket » Richard. La vidéo est sûrement sur les tablettes de votre magasin favori.

Un grand joueur de hockey, d'abord, mais aussi une source d'inspiration pour le peuple soumit à la puissance des propriétaires anglais du Québec pendant la Grande Noirceur. Le film
commence et se termine avec l'émeute qui avait éclaté en 1955 lorsque le président de la Ligue nationale de hockey, Clarence Campbell, avait suspendu l'idole du Québec pour le reste de la saison et les séries éliminatoires. L'ailier avait asséné un coup de poing à un arbitre qui le retenait pendant qu'un adversaire le frappait et plusieurs

avaient jugé que la Ligue avait été trop sévère. Certains y voyaient une nouvelle preuve de la discrimination de la Ligue nationale envers les joueurs francophones en général et envers Maurice Richard en particulier.

Des milliers de Canadiens français envahissent la  rue Ste-Catherine pour protester contre une sanction sévère imposée à leur idole, Maurice Richard. Clarence Campbell, président de la LNH, vient de le bannir non seulement des trois derniers matchs de la saison, mais aussi de tous les matchs des éliminatoires. Déchaînée par une décision qu'ils jugent discriminatoire, la fureur des partisans du Rocket tourne à l'émeute ; la violence éclate, au grand désarroi de leur héros. Maurice Richard est loin de croire qu'il mérite d'être défendu de façon si vigoureuse.

Depuis toujours, Maurice n'avait qu'un désir, celui de jouer au hockey. Après de longues journées de travail ardu dans une usine sale et bruyante, il chaussait ses patins et se lançait corps et âme à la poursuite de son rêve. Plus encore que son talent et son agilité, c'est cette fougue et cette passion qui feront de lui une légende. Dick Irvin, l'entraîneur de Canadien, saura cultiver cette profonde rage de vaincre et poussera Maurice à devenir une véritable machine à compter des buts. Au fil des saisons, Maurice Richard fracassera de nombreux records et chacun de ses exploits résonnera dans le coeur des Canadiens français comme une victoire contre l'oppresseur, une revanche contre tous ceux qui tentent d'empêcher l'un des leurs d'accéder au sommet de la gloire.


(Ce texte est reproduit avec la permission du Réseau des sports pour votre plaisir de découvrir Maurice Richard.)

L'émeute du Forum / Ne touchez pas au Rocket!

L'événement qui a probablement le mieux illustré l'histoire d'amour entre le Rocket et le peuple québécois demeure la fameuse émeute du Forum de 1955. Pour plusieurs observateurs, cet événement, alors sans précédent, est devenu l'élément déclencheur qui a conduit à la Révolution Tranquille.

Les incidents disgracieux ne manquent pas dans le hockey d'aujourd'hui. Coups de bâtons, coups de genoux, tentatives de blesser, on voit de tout. Il serait cependant faux de prétendre que ce genre de scène est exclusif à notre époque.

Ce qui s'est passé le 13 mars 1955 au vieux Garden de Boston aurait certainement soulevé un tollé de nos jours. Dans le rapport du président Clarence Campbell, on mentionne d'abord que le

Visionner le film de l'incident déclencheur.

défenseur Hal Laycoe a assené un coup de bâton sur la tête de Maurice Richard, lui infligeant ainsi une profonde coupure. Richard se dirigeait ensuite vers Laycoe et lui donnait à son tour un coup de bâton qui atteignait le joueur des Bruins à l'épaule et à la figure. On enlève le bâton des mains du rocket, mais deux autres fois, celui-ci réussira à se défaire des juges de ligne et de se procurer un autre bâton pour retourner frapper son adversaire. 

Mais le pire était à venir... Le juge de lignes Thompson saisit Richard une autre fois et l'immobilisa sur la glace jusqu'à ce qu'un autre joueur du Canadien le pousse permettant ainsi à Richard de se relever. Richard infligea alors deux solides coups au visage de Thompson, provoquant une enflure. «Il y a eu changement de défenses et j'était sur le banc, se rappelle Émile «Butch» Bouchard. J'ai vu ce qui s'était passé et cela a été beaucoup exagéré et on a donné une punition à Maurice beaucoup trop sévère.»

En rendant son verdict, le président Campbell rappelle que Richard avait déjà été puni pour avoir frappé un juge de lignes moins de trois mois plus tôt et refuse de croire la version du Rocket voulant qu'il croyait avoir affaire à un autre joueur des Bruins. Lors de l'incident précédent, il avait eu la chance de voir des coéquipiers et des officiels l'empêcher de causer une blessure et conséquemment la punition avait été moins sévère, indique Bouchard. Il avait été averti qu'un autre incident ne serait pas toléré.

«Maurice n'avait pas été chanceux, ajoute Dickie Moore. J'étais sur la glace à ce moment, quand Maurice a frappé le juge de ligne. Ce n'était pas sa faute. Il pensait que c'était un gars de Boston. Il s'est retourné vite et a frappé.» Le verdict tombe implacable. Ils ont dit: «un jour on va l'avoir Maurice, et ils en ont profité cette fois là.»

La décision de suspendre Richard pour toutes les séries provoque la colère du tout Montréal...«Moi je m'en rappelle on était à l'hotel Mont-Royal, on écoutait la radio et Emile Genest alimentait la frustration des gens», se souvient Bouchard. «On m'avait accusé de fomenter cette affaire là mais ce n'est pas vrai, se défend Genest. J'ai peut-être dit des choses sous l'impulsion du moment, mais la dynamite était là. Je ne pense pas avoir été l'étincelle.»

Le lendemain soir, malgré la tension palpable, Clarence Campbell se présente au Forum avec sa secrétaire pour assister à la rencontre entre Detroit et Montréal. La marmite a chauffé assez que Campbell l'a eu sur la tomate. «C'était sa place. On a dit après qu'il avait lui-même mis le feu aux poudres. Je crois qu'il a fait ce qu'il avait à faire.»

Écoutez la déclaration d'origine de Maurice Richard et la chanson d'Oscar Thiffault sur le Rocket en cliquant sur les images ci-dessus.

 «On jouait un peu avant la partie, on voyait que quelqu'un lui garrochait des  affaires. J'ai dit à Provost pour moi y va sauter tantôt... Comme de fait... La bombe est arrivée ça a fait boum, ajoute Bouchard. Je ne suis pas prêt à dire que ce n'est pas la police. Ils avaient peur. Il y avait de l'électricité dans l'air, tu savais qu'il allait se passer quelque chose. Quand la bombe a sauté, il nous ont fait passer au vestiaire on s'est habillé en vitesse et on a sauté dans l'autobus qui nous a amené à l'hôtel. on en a pas eu connaissance. C'est par après qu'on a vu ça sur la rue Sainte-Catherine. Les gens autour du Forum qui sont partis des bars et des restaurants pour se rendre au Forum, ce sont ces gens là qui ont fait l'émeute, pas les sportifs du Forum. Je crois que toute la Ligue nationale a réalisé ce que représentait Maurice Richard pour l'ensemble du Québec.» conclut Bouchard. 

Avec trois matchs à disputer, Maurice Richard se dirigeait vers le premier championnat des pointeurs de sa carrière. Les trois matchs suffiront à Bernard Geoffrion pour le devancer par un tout petit point.

Pauvre Geoffrion...Le monde lui en a voulu parce que le monde voulait pas qu'il score, indique Bouchard. Mais il pouvait pas viser à coté du but. Geoffrion a été peiné de ça. Le monde lui criait presque chou. Conséquence plus importante encore, le Canadien s'inclinera après une épuisante série de sept parties face aux Red Wings de Detroit en finale de la Coupe Stanley.

Le soir du 18 mars 1955, Maurice Richard lance à la radio un appel au calme, promettant d'être à son poste l'année suivante pour « aider » l'équipe. L'agitation cesse. Après l'émeute, Richard est louangé et Campbell condamné dans deux 78-tours lancés à la hâte sur le marché du disque. Les Montréalais peuvent aussi se procurer de la soupe à la tomate « Rocket » plutôt que la « Campbell's ».


(Ce texte est reproduit avec la permission de la Société du Musée canadien des civilisations .)

Joseph Henri Maurice Richard naquit le 4 août 1921. Il reçut sa première paire de patins à l'âge de quatre ans environ et, à l'adolescence, il était le champion des équipes régionales de hockey scolaire. Sa carrière prometteuse fut compromise au cours de sa première saison comme recrue avec les Canadiens de Montréal en raison des fréquentes blessures qu'il subissait. D'aucuns se demandaient s'il tiendrait le coup bien longtemps. La remarquable performance qu'il démontra pendant la deuxième année avec l'équipe, en 1943, et qui permit à la coupe Stanley de retourner à Montréal après dix-neuf ans d'absence, dissipa tous les doutes à ce sujet.

Trophée du 200e but remis à Maurice Richard en 1949

Trois des plus importantes rondelles souvenirs de l'histoire de la LNH portent cette décoration : la rondelle du 45e but de Maurice Richard dans une saison régulière, qui battait ainsi le record établi par Joe Malone au cours de la saison 1945, la rondelle de son 200e but contre Chicago et la rondelle de son célèbre 50e but en 50 parties de la saison 1945.

Photo : Claude et Stéphane Juteau

C'est aussi cette même année que l'épouse de Maurice Richard, Lucille, donna naissance à une fille, Huguette, l'aînée de leurs sept enfants. Pour souligner l'arrivée de cette petite fille de 9 livres (4 kg), Richard, dont le chandail portait le numéro 15, demanda à l'entraîneur Dick Irving, l'aîné, de le changer pour le numéro 9, qui devint si célèbre par la suite.

Chandail de Maurice Richard porté au match des étoiles de 1949

Ce chandail de hockey a été porté par Maurice « Rocket » Richard lors du match des étoiles de 1949 qui s'est déroulé à Toronto (Ontario). Le Rocket a été choisi à huit reprises comme membre de la première équipe d'étoiles de la LNH et six fois comme membre de la deuxième équipe. Il a participé à 13 matchs d'affilée des étoiles de la LNH.

Photo : Claude et Stéphane Juteau

Entrois ans et après avoir remporté une autre coupe Stanley avec son équipe, le « Rocket », comme l'avait surnommé son coéquipier Ray Getliffe, était devenu un véritable phénomène. Il était probablement le joueur le plus sensationnel du hockey professionnel, comptant des buts contre vents et marées et à des moments critiques de parties importantes. Il était aussi de plus en plus souvent mêlé à de rudes empoignades avec des joueurs des équipes adverses.

Photo : Claude et Stéphane Juteau

Il se retrouva au coeur d'une controverse. À la fin des années 1940 et au début des années 1950, Richard était fréquemment envoyé au banc des punitions, mis à l'amende ou suspendu, alors que d'autres joueurs ayant commis les mêmes infractions en étaient épargnés. Au Québec, ces pénalités soulevèrent l'indignation. « Dans les sports, les joueurs vedettes sont habituellement traités avec respect... sauf si cette vedette est un Canadien français », écrivit André Ruffiange dans le Front Ouvrier. « Comment ne pas comprendre la colère ressentie par les Canadiens français, qui s'identifiaient entièrement à Maurice Richard », écrira son biographe Jean-Marie Pellerin. « Encore une fois, la puissance des Anglais nous a envoyés promener. » Les tensions allaient s'accroissant entre Richard et le directeur de la Ligue nationale de hockey (LNH) Clarence Campbell, devenu alors, aux yeux du Canada français, la personnification de la susceptibilité et du pouvoir des Canadiens anglais.

Contrat de Maurice Richard avec les Canadiens de Montréal pour la saison 1956-1957

Maurice Richard a signé ce contrat le 25 septembre 1956. Son salaire de base de 12 000 $ était le même que pour la saison précédente (alors qu'il avait été de 15 000 $ en 1954-1955), mais la prime qu'il a reçue pour avoir marqué plus de 20 buts a été doublée à 2000 $.

Photo : Claude et Stéphane Juteau

Bague de la coupe Stanley des Canadiens de Montréal, remise à Maurice Richard en 1959

Maurice Richard a reçu cette bague lorsqu'il a remporté la coupe Stanley pour la septième fois (et la quatrième année d'affilée). Il l'a portée pendant plusieurs années.

Photo : Claude et Stéphane Juteau

Lorsque Maurice Richard prit sa retraite en 1960, il détenait 15 records de buts dans la LNH. Il allait demeurer une figure extrêmement populaire. En 1996, à la fermeture du Forum de Montréal, le « Rocket », la larme à l'oeil, reçut la plus longue ovation debout dans l'histoire de la ville. Son décès en 2000 a donné lieu à une multitude d'hommages rendus par des personnalités de la scène sportive, du journalisme, du monde littéraire et de la politique partout au Canada et à un débordement d'affliction et de commémoration au Québec. Quelque 115 000 personnes ont défilé devant son cercueil au Centre Molson à Montréal, et la grande statue en bronze érigée à sa mémoire dans l'est de la ville fut presque ensevelie sous les fleurs et les poèmes et drapée du chandail des Canadiens et du drapeau fleurdelisé.

« Il a été le porte-drapeau de toute une population - et c'est un lourd fardeau », selon Red Fisher du Montreal Gazette. « Il avait l'impression qu'il devait être à la hauteur de cette responsabilité et il le fit de la manière dont il savait le faire - en comptant des buts et en affrontant tous les défis qu'il rencontrait sur la patinoire. »

Photographie du championnat de la coupe Stanley de 1959

Cette photographie en couleur, qui date de 1959, montre Maurice Richard tenant fièrement la coupe Stanley au terme de son quatrième championnat victorieux d'affilée. On le voit portant le chandail de la collection Maurice « Rocket » Richard du Musée canadien des civilisations.

Photo : Alain Brouillard

 
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« ROCKET »

Un héros mythique

Pour ceux et celles qui ont encore de l'énergie intellectuelle, voici une analyse sérieuse du mythe Maurice Richard (Qui?, Quoi?, Pourquoi? Comment? et Quand?). Lisez là et vous épaterez vos potes, sinon vos matantes et vos mononcles au réveillon de Noël! Pour continuer cliquez ICI


 



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  1 personne a réagi à cet article

perron , Canada, quebec, charlebourg
2006-02-03 15:52:37 | C'est de la bommbe!
 

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