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La consom'action à l'oeuvre : une basket éthique

 


 

 

High-tech, produits alimentaires, médicaments ou chaussures... Le consommateur délaisse de plus en plus les marques pour des produits moins chers et sans prestige. Il y a comme un malaise au royaume des grandes marques. Habituées à être choisies malgré leur prix supérieur aux produits moins prestigieux, ces stars de la consommation sont aujourd'hui remises en cause sur tous les fronts par des concurrents qui jouent à fond la carte du bon marché-prix cassé.

Bien sûr, les marques de luxe provoquent toujours la même hystérie de consommation, et les ados sont les plus visés et, n'ayons pas peur de le dire aussi accros que les adultes, notamment dans la fringue. Pour le plus grand bonheur de Nike, Adidas et consorts. Si la marque n'est pas (encore) condamnée, son hégémonie est remise en question dans plusieurs secteurs.

Eux, ce sont les membres de «Blackspot Anticorporation», un projet du magazine activiste canadien Adbusters, dont le dernier numéro est titré «No Future» en provocation à notre consommation à outrance, à la disparition d'espèces et aux changements climatiques.

Par une campagne virale nommée «Rethink the Cool», ils ont lancé en 2003 une basket éthique destinée à ébranler les grands groupes comme Nike, en redistribuant les cartes des valeurs pour devenir une marque plus sympathique auprès de la clientèle. Après une période de pré-commandes, la fabrication a démarré et les baskets «Blackspot Sneaker» sont disponibles sur leur site web depuis cet été. Cette chaussure a été conçue pour littéralement, je cite, «botter le derrière de Phil» (Phil Knight, le patron de Nike).

A l'origine du projet : le rachat par Nike en 2003 de la Converse, cette basket incarnant depuis 1923 la chaussure cool. Ce rachat, synonyme de trahison pour beaucoup de fidèles de la marque, a rapidement fait naître dans les cerveaux d'Adbusters le projet de la «Blackspot Sneaker» sous le slogan «Rethink the Cool». Cette chaussure concurrence donc la Converse sur son terrain de jeux et lui ressemble furieusement. Mais le parallèle se limite au look, car tout les oppose, on l'a compris, tant dans la production que dans la communication, et tant du point de vue environnemental que social. La fabrique de la «Blackspot Sneaker» se situe au Portugal dans une région où la fabrication de chaussures est une tradition, les conditions de travail sont l'une de leurs premières préoccupations, la matière est principalement du chanvre bio, le logo est un anti-logo (l'anti-swoosh contre le swoosh), et la communication s'est faite en partie de manière virale (voir actuellement dans les blogs). Qu'attendez-vous, commandez votre paire ! Où?

Café L'Utopik, Auberge Jeunesse, 552 Ste-Catherine Est, Montréal, 514 529-9861

Kamkyl , 439 St. Pierre, Montréal, 514-281-8221

Psychonaut, 154 Rue Prince Arthur, Montreal, 514 844-8998


Visionner les super reportages de Carine Yaggi, super journaliste à la super Télévision suisse romande sur le super site de Nouvo. C'est super non?

 

D'abord l'article

 

Vidéo : Les anti-pub prennent leur marque

 

Vidéo : Qui se cache derrière les anti-pubs? Quelles sont les origines du mouvement?

 

Vidéo : Quel est l'impact pour les entreprises visées par les anti-pubs?

 

 

Vidéo : L'anti-pub est-il devenu un phénomène de société?

 

23 août 2005 - Le Mouvement pour une rentrée sans marques appelle à boycotter les logos.

A quelques jours de la rentrée des classes officielles, le Mouvement pour une rentrée sans marques appelle les enfants, les parents et les enseignants à «refuser la dictature des logos et la surconsommation» à l'école, a annoncé mercredi son porte-parole Paul Ariès. Ce mouvement, créé en 1999 à l'initiative des associations lyonnaises Casseurs de Pub et DiverCité, a pris de l'ampleur et représente aujourd'hui «une mosaïque de collectifs locaux». Son objectif est «de faire prendre conscience de la dictature des marques pour modifier les comportements», a expliqué à l'AFP Paul Ariès, politologue et auteur d'un «Petit manuel anti-pub».

En plus des fournitures scolaires griffées, les exemples de la présence des entreprises à l'école sont toujours plus nombreux, estime le mouvement, qui cite les tapis de souris publicitaires, le développement des offres pédagogiques par Disneyland, l'acquisition d'ordinateurs portables à 1 euro avec le soutien de fournisseurs, etc. «Nous ne voulons pas que les enfants soient enfermés dans des identités préconstituées. Il faut décoloniser leur imaginaire», a déclaré Paul Ariès.

Le Mouvement pour une rentrée sans marques soutient donc toutes les initiatives allant dans ce sens. «Dans le primaire, des enseignants recouvrent toutes les marques d'étiquettes. Dans le secondaire, nous faisons pression pour interdire les publicités et les marques dans le règlement intérieur. Dans les lycées, des élèves +démarqueurs+ couvrent tous les logos présents sur leurs vêtements», énumère Paul Ariès. Selon une enquête réalisée par Familles de France, le coût moyen de la rentrée pour un élève de 6e est de 186,32 (278,00), mais n'acheter que le nécessaire revient à 48,42  (72,10) contre 549,89 (818,00), si on sacrifie aux gadgets à la mode, aux marques et à la qualité maximum.



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