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| Les animatrices Élyse Pelletier (7e année), Kera Long et Megan Ouellette (6e année) ont bien voulu prendre un instant, entre deux interventions, pour une photo. |
Les nouvelles du jour, à l'intérieur de l'école, la météo et les résultats des athlètes représentant l'établissement y sont présentés tous les jours par trois jeunes animateurs. «Il y a des émissions le matin et le midi et nous avons 12 animateurs en rotation, par groupe de trois», a affirmé d'entrée de jeu le directeur de l'école, Roberto Gauvin. La musique francophone est à l'honneur sur les ondes avec une formule d'une chanson anglophone pour 10 compositions francophones.
La radio est au stade expérimental. Elle devra sortir des ondes d'ici quelques semaines, le temps que le CRTC étudie une demande de permis d'exploitation de radio commerciale à volet spécialisé. Le dossier ne connaîtra son dénouement qu'à l'automne. La station pourra alors fonctionner à plein régime.
«Ce qui est innovateur là-dedans, c'est qu'on est la seule école francophone de la province à diffuser sur une antenne FM. Les autres écoles qui ont une radio étudiante ne diffusent qu'à l'interne», a indiqué Roberto Gauvin. Le projet a été financé par le Réseau des écoles innovatrices d'Industrie Canada, dont le centre d'apprentissage de Clair est la seule école francophone membre en Atlantique.
L'initiative, qui a permis à l'école de récolter 30 000 $ en subventions du gouvernement fédéral, a aussi servi à financer le projet pilote de classes avec ordinateurs portatifs. Pour leur part, le District scolaire 3 et le gouvernement du N.-B. ont injecté chacun 15 000 $ dans le projet.
En septembre, les deux classes d'élèves de la septième année et la classe de la huitième poursuivront l'expérience, ce qui oblige la direction de l'école à acheter plus d'ordinateurs pour répondre à la demande. Une seule classe faisait partie du projet, l'année dernière. «On devait recevoir ce montant sur trois ans et nous en étions à la deuxième année, mais le programme a été arrêté, donc on a eu deux fois plus d'argent cette année, a souligné le directeur de l'école. Il a fallu qu'on prenne les bouchées doubles pour épuiser ces fonds et mener tous nos projets à terme avant la fin de la présente année scolaire.»
Des futurs Bernard Derome?
Outre le projet des ordinateurs portatifs et la station de radio, l'école a été en mesure de mettre sur pied un studio de production télévisuelle. Chaque classe a sa propre télévision branchée à un réseau interne, ce qui permettra la diffusion d'émissions et de bulletins de nouvelles produits par les élèves, et ce, à l'automne. Des projets éducatifs seront aussi développés avec ces outils.
«On veut donner le goût aux jeunes de faire de la radio et de la télévision, ajoute-t-il. En attendant l'automne, les élèves auront une formation parce qu'on veut élaborer quelques émissions.»?
grâce à une contribution financière du programme Francommunautés virtuelles d'Industrie Canada.




