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Kimi Raïkkonen a remporté l'épreuve de la 27e édition du Grand Prix du Canada à Montréal, sa troisième victoire de la saison, devant une foule record de 121 000 spectateurs au circuit Gilles-Villeneuve, dimanche dernier. Celui-ci a profité de l'abandon des deux voitures de l'écurie Renault pour se hisser au premier rang et remporter la course, devançant de justesse Michael Schumacher sur Ferrari (1,137 seconde ). Pour sa part, Jacques Villeneuve a dû se contenter de la 9e place, malgré de bons efforts, à seulement une position des points.  

L'opportunisme de Raïkkonen

La course s'est déroulée sous une canicule écrasante alors que la température sur la piste de course frôlait les 52°C. Le circuit de l'île Notre-Dame a été fidèle à sa réputation en dévorant sur son passage neuf voitures Formules1, les empêchant ainsi de passer le fil d'arrivée. Grâce aux abandons des Renault de Fernando Alonso (erreur de pilotage au 39e tour) et de Giancarlo Fisichella (panne hydraulique au 36e tour), qui avaient connu un départ triomphant, Raïkkonen, surnommé Iceman à cause de la froideur de sa personnalité, a su profiter des malheurs de ses adversaires afin de transformer sa septième place à la grille de départ en une première à l'arrivée. «C'est une victoire importante parce qu'elle me rapproche d'Alonso au classement du championnat», a-t-il confié au journaliste Pierre Durocher du Journal de Montréal. Cela compensera sûrement pour sa défaite crève-cÅ“ur au Grand Prix de Nürburgring (Allemagne) alors que son pneu droit avant avait flanché à seulement un tour de la victoire.    

9e place décevante pour Villeneuve

Quant à Jacques Villeneuve, qui avait connu une séance de qualification exceptionnelle, se classant 8e dans la grille de départ, il a dû se contenter de la 9e position, la plus frustrante selon lui. «C'est le pire rang où finir. Tu ne veux jamais terminer à une place des points quand tu t'es battu toute la journée», a-t-il déclaré à Dominic Fugère du Journal de Montréal. Dès le début de la course, le coureur québécois a éprouvé des difficultés en perdant quelques rangs à cause du système de réglage de l'antipatinage qui était mal adapté au niveau d'adhérence de la piste. Conséquence: Villeneuve a vu les deux Toyota de Ralph Schumacher et Takuma Sato lui filer sous le nez. Jacques s'est ainsi retrouvé coincé entre son coéquipier Félipe Massa et Sato. Ce dernier a freiné trop tôt dans la deuxième courbe et Villeneuve n'a pas eu le temps escompté pour ralentir. Le museau de la Sauber a ainsi heurté la boîte de vitesse de Sato, l'incident forçant le pilote québécois à rentrer au puit.    

Et ça continue!  

Combles de malheur, les déboires de Jacques Villeneuve ne faisaient que commencer. En installant le nouveau nez de sa C24, les mécanos de Sauber ont coincé le fil de la caméra situé à l'avant de la voiture ce qui a eu pour conséquence d'empêcher la pièce de carrosserie de prendre sa place sur le châssis. On a dû démonter le museau une seconde fois, retardant Villeneuve de 15 secondes supplémentaires. Après un seul tour, il se retrouvait déjà avec 53 secondes derrière le meneur. «Ç'avait tellement bien marché en qualification que j'aurais espéré que ce soit différent. C'est vraiment dommage, car j'avais la voiture pour attaquer» d'ajouter Villeneuve. Cette neuvième place devient presque un exploit compte tenu du retard qu'il avait accumulé sur le peloton. En effet, le pilote a donné toute la gomme et a poussé la Sauber C24 à fond, à la limite du décrochage. Malgré les embûches, Villeneuve a enregistré des tours plus rapides que son coéquipier Massa qui a terminé au quatrième rang. Son tour le plus rapide 1 :15, 945 minute contre 1 :16, 008 pour le coureur Brésilien. Cette finale est-elle oui ou non un présage pour les prochaines courses? On ne peut que le lui souhaiter.    

Marche pour la faim  

Nick de Santis, de l'Impact de Montréal

Pour la toute première fois de son histoire, le Grand Prix du Canada a accepté d'ouvrir les portes du circuit Gilles-Villeneuve à une cause humanitaire. Ainsi, des représentants du «Programme Alimentaire Mondial» (PAM) de l'ONU, du Club des petits déjeuners du Québec et une vingtaine de personnalités dont Geneviève Borne, Garou, Guy Laliberté, Benoît Gagnon, Patrick Huard, Annie Pelletier, Eric Salvail, Normand Legault, Jean-Marc Fournier, Nick De Santis et Gérald Tremblay ont marché dans le cadre de la « Marche mondiale contre la faim ». Côté vedettariat international : Michael Douglas, Anthony Edward, Naomi Campbell ainsi que Ben Affleck se sont sacrifiés pour la cause.toujours suivi d'une horde de journalistes.  

Pour sa part, l'entraîneur-chef de l'Impact de Montréal Nick De Santis s'est dit très fier de s'associer à cette cause. «Je considère très important d'appuyer le Club des petits déjeuners qui, chaque matin, permet à des jeunes de pouvoir manger à leur faim à travers la province.» , a-t-il déclaré. Au Québec, l'ONU a choisi de s'associer au Club des petits déjeuners pour organiser l'événement. Le Club des petits déjeuners sert chaque matin plus de 13 000 repas dans 183 écoles. De son côté, le PAM nourrit 15 millions d'enfants dans le monde à travers ses programmes d'alimentation scolaire.

Simple Plan électrisant  

Le Grand Prix s'est terminé de façon magistrale avec un show électrisant de Simple Plan. Ils étaient environ 30 000 spectateurs à être venu applaudir le groupe de l'heure d'origine montréalaise qui connaît un succès planétaire en ce moment. Les membres du groupe étaient étonnés de voir autant de gens malgré la chaleur accablante. «J'étais moi-même surpris de voir autant de monde, avec cette canicule. [.] On a l'impression d'avoir conquis de nouveaux fans aujourd'hui », de déclaré le guitariste Sébastien Lefebvre. L'initiative de Normand Legault, pdg du GP aura eu un impact positif sur la vente de billet pour la journée de dimanche certes, mais aura coûté quelques dollars supplémentaires aux papas habitués de venir seul au Grand Prix et qui ont, pour cette fois-ci, amené leurs ados fans de Simple Plan.


Les jeunes et la course automobile

Découvrez ces futurs champions en cliquant sur leur photo.

Kevin Lacroix, 16 ans

Rahel Frey, 18 ans

Danika Patrick, 23 ans

Andrew Ranger, 18 ans et 6 mois

Le Québec a su s'imposer en matière de coureur automobile de talent. En effet, on a qu'à penser à la famille Villeneuve (Gilles, Jacques l'oncle et Jacques le fils), à Patrick Carpentier, Alexandre Tagliani et plus récemment chez les recrues Andrew Ranger et Kevin Lacroix. Pour les jeunes qui sont férus de course automobile, sachez que le Québec possède deux très bonnes écoles de pilotage.

L'école Jim Russell, située au Mont-Tremblant, est l'une des plus importante en Amérique du Nord. C'est d'ailleurs là que tout a commencé pour Gilles  Villeneuve et son fils Jacques. Cette institution, qui existe depuis 1969, constitue une référence dans le domaine de la formation des pilotes en raison de l'expertise confirmée de son équipe. Les méthodes de Jim Russell sont basées sur de nombreuses années d'expériences en course automobile et en enseignement. De plus, le circuit est magnifique grâce à une imposante et verdoyante nature.  

L'école de pilotage Auto Sport Basi, située à l'autodrome St-Eustache, est également compétente pour ce qui est de formé des champions. Elle offre une formation très poussée en pilotage. D'ailleurs des participants très connus ont été entraîné par l'équipe d'instructeur de l'école Basi : Roch Voisine, Claude Bourbonnais, Joe Montana, Annie Pelletier, Paul Newman, Burt Reynolds, Gene Hackman et son altesse royal le prince Edward pour ne nommer que ceux-là. Vous manierez une voiture sur châssis Basi au design éprouvé en course. C'est un défi personnel, mais c'est aussi un moyen d'atteindre une grande compétence de la conduite sur route et peut-être même le coup d'envoi d'une carrière valorisante en course automobile. L'école Basi possède également un centre de formation de mécanos pour ceux qui désirent faire carrière dans la mécanique automobile.  

SUPER HYPERLIENS F1

 

 

 

 

 

 

 


    

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