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« La jeunesse n'est plus ce qu'elle était! », « Tous les jeunes sont paresseux et égoïstes ». Peut-être avez-vous déjà entendu ce genre de propos. Ne croyez-vous pas que c'est exagéré? D'où viennent ces idées? Pourquoi prononce-t-on ces paroles sachant qu'elles sont blessantes et souvent bien loin de la vérité ? QJCOM va tenter de répondre à ces questions au cours des prochaines éditions. Pour partir le « rave », comme on dit au 21e siècle, voici quelques commentaires recueillis ici et là par l'équipe exprimant la position des «critiqueux» et celles des « encourageux ». L'important est de savoir : « Lesquels croirez-vous ? »

  

« C'est la décadence, les enfants n'obéissent plus, le langage s'abîme, les mÅ“urs s'avachissent. Puisse venir le jour où l'humanité coupable finira, où les enfants ne naîtront plus, où tout bruit cessera sur la terre, où il n'y aura plus à lutter contre toutes les nuisances. »

Ipuwer de Gizeh. Sage (!) de l'Égypte pharaonique, 3000 ans avant l'ère chrétienne. Cité par Polybe, historien grec vivant vers 200-120 ans avant Jésus.-Christ.

« Les jeunes gens sont malfaisants et paresseux. Ils ne seront jamais comme la jeunesse 

d'autrefois. Ceux d'aujourd'hui ne seront pas capables de maintenir notre culture. Les adolescents ne respectent plus les traditions et les ancêtres. » 

Cité dans Pourquoi la violence des adolescents ? Voix croisées entre occident et Orient, Érès, p. 129. Sous la direction de HOUBBALLAH. A., GORI, R. et C. HOFFMANN (2001).

« La jeunesse d'aujourd'hui est pourrie jusqu'aux tréfonds, mauvaise, irréligieuse et paresseuse. Elle ne sera jamais comme la jeunesse du passé et sera incapable de préserver notre civilisation. »

Trouvé sur une tablette d'argile babylonienne dont l'âge est estimé à plus de 3000 ans et cité dans Changement! : paradoxes et pythothérapie, Watzlawick P., Weakland P., Fish R. (1975).

                    

 « Ils manqueront d'égards et de respect pour leurs parents, sitôt qu'ils vieilliront et durement, sans redouter la justice divine, ils les accableront des plus cruels reproches au lieu de prendre soin de leur vieillesse. Je n'ai plus aucun espoir en l'avenir de notre pays si les jeunes d'aujourd'hui doivent être les dirigeants de demain, car ils sont insupportables, inconscients voire effrayants. Si l'avenir de notre peuple est entre les mains de la jeunesse frivole d'aujourd'hui, il y a de quoi désespérer. Cette jeu­nesse se conduit avec une suffisance vraiment intolérable. Elle croit avoir la science infuse. Quand moi j'étais jeune, on nous apprenait les bonnes manières et le respect que l'on doit à ses parents. Mais la nouvelle génération n'a de cesse de contester et elle veut avoir raison. Il est un fait certain que les jeunes sont d'une extrême insouciance. »

Lu dans Les travaux et les jours d'Hésiode' de Thèbes, un poète grec ayant vécu au milieu du Vllle  siècle av. J.C.

« Les jeunes d'aujourd'hui aiment le luxe, méprisent l'auto­rité et bavardent au lieu de travailler.

Ils ne se lèvent plus lorsqu'un adulte pénètre dans la pièce où ils se trouvent. Ils contredisent leurs parents, plastronnent en société, se hâtent à table d'engloutir les desserts, croisent les jambes et tyrannisent leurs maîtres. Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l'autorité et n'ont aucun respect pour l'âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans. »

 

Socrate, 470-399 av. J.C.

 

« Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et pré­fèrent les flatter, lorsque les jeunes méprisent les lois, parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux, l'autorité de rien et de personne, alors, c'est là, en toute beauté et toute jeunesse, le début de la tyrannie. »

Platon, vers 427 - 348/347  av. J.C.

 « Les jeunes d'aujourd'hui aiment le confort, l'argent et la paresse par-dessus le marché. Ils ne veulent plus se marier ou, s'ils sont mariés, élever une famille. C'est tout au plus s'ils consentent à avoir un ou deux enfants, afin de mieux savourer le moment présent. »

Polybe, vers 200-120 av. J.C.

« Les jeunes zonent, boivent et fument des joints. Leur passe-temps favoris : la provoc. Ados ou un peu plus âgés, ils se retrouvent pour narguer la police, s'affronter. »

Sonia Arnal et Sabine Pirolt dans Bandes d'ados, Lausanne dans la revue Le Temps, 22 août 2002 après Jésus-Christ.

 

Photo tiré du site du groupe Lire de L'UQÀM

L'enquête NetAdos 2004 révèle que les habitudes de lecture des 12-17 sont beaucoup plus encourageantes que je ne l'aurais cru et que ce qui est généralement véhiculé. Comme l'enquête voulait comparer les activités liées à l'utilisation des TIC aux autres activités culturelles des ados, un certain nombre de questions portent sur leurs habitudes culturelles. On apprend donc qu'ils lisent, en moyenne, 9 livres par années pour un temps moyen de lecture de livres de 3,6 heures/semaine. Ils accordent 1,8 heures/semaine à la lecture de journaux et de revues. On peut, je crois, comptabiliser les 2 heures/semaine qu'ils consacrent à la consultation d'Internet pour des fins scolaires (bien entendu, je suppose ici qu'ils lisent ce qu'ils consultent et ne se laissent pas aller, non, non, à simplement copier et coller des textes). Ce qui nous donne, au total, un temps moyen de lecture de 7,4 heures/semaine. Moi, je trouve cela pas mal. Je dirais même que je trouve cela très encourageant.»

   

André Chartrand, professeur (13-14 ans), sur son site École et société. et autres préoccupations

« Les jeunes »... On emploie beaucoup plus souvent cette désignation de façon péjorative, accusatrice, condescendante ou exaspérée que de façon compréhensive et bienveillante. C'est qu'ils ont le dos large les jeunes, et ce n'est pas d'hier qu'ils sont les boucs émissaires en ce qui a trait aux tares de notre société. Pourtant, ils n'ont rien inventé! Ils ne viennent pas d'une autre planète, et leurs valeurs et principes ne sont pas apparus comme par enchantement.

C'est l'éducation qu'on leur a donnée et qu'on leur donne encore qui fait d'eux ce qu'ils sont. Sur divers plans, les parents, la famille, les amis, l'école, les enseignants, la publicité, les dessins animés, les vedettes, les bulletins de nouvelles, les magazines de mode, etc., véhiculent tous des valeurs de notre société. Et si l'on a l'impression que quelquefois les jeunes se perdent, on n'a qu'à se reporter avec philosophie à ce qui nous apparaissait important lorsque nous-mêmes étions adolescents, et on constatera que nous n'avons pas si mal tourné après tout !

Souhaitiez-vous un jour ressembler à vos parents ? Et pourtant... Même si parfois les parents d'adolescents se sentent impuissants, ils peuvent se consoler en se reportant aux études qui révèlent que une fois adulte, chacun conserve environ 75 % des valeurs acquises dans son milieu familial. Rappelons- nous que le rejet momentané de ces valeurs n'est qu'une étape normale du développement, et surtout que la façon qu'ont les jeunes d'aujourd'hui de l'exprimer n'est ni plus ni moins provocante que celle des jeunes des années 60, n'est-ce pas, chers vénérables contestataires ? Faisons-leur confiance et laissons-leur la chance de vivre leur époque, puisqu'après tout il faut bien que jeunesse se passe !

Le problème, c'est que, en tant qu'adultes, on a souvent tendance à croire à tort ou à raison que, parce qu'on a bien réussi, notre façon de voir est l'exemple à suivre par tout jeune. Si ce cheminement a effectivement eu du succès en son temps, il faut réaliser que la valeur de cette expérience est probablement désuète et mésadaptée au contexte social et économique actuel. Chaque génération a son lot de difficultés et ses propres défis à relever et met en place ses propres moyens d'action. Il faut s'ouvrir à cette réalité des jeunes.

    «Jeunes d'aujourd'hui», dossier de Julie Trahan dans la revue RND, Février 2003.


On dit que votre génération ne veut plus travailler ?

« Non, les jeunes ne sont pas paresseux. Je ne le pense pas ! Je ne l'espère pas. La civilisation des loisirs est un mythe. Nous assistons à une profonde mutation de la manière de travailler, de la conception même de ce qu'est le travail. Les jeunes ne sont pas devenus paresseux, mais ils fonctionnent sur l'affectif alors que l'entreprise est restée sur un modèle des années 1960.

Est-ce la faute de l'entreprise ?

Il y a en France une vision négative de l'entreprise, qui fait que les gens ne veulent plus s'y investir. J'ai la conviction que la plupart des jeunes actifs préfèrent un travail épanouissant plutôt qu'une planque (même bien payée !). Il faut que les chefs d'entreprise et les cadres dirigeants changent radicalement leurs comportements pour introduire plus de passion et plus d'humanité dans l'entreprise. Sans engagement et sans passion, on ne fait pas grand-chose !

Comment redonner du sens au travail ?

Ce n'est pas le travail qui est remis en cause, c'est la manière dont on l'a perverti en le fragmentant, en le déshumanisant, en l'asservissant à des critères économiques et financiers conventionnels. Il faut recréer une relation humaine, un lien personnel entre le manager et ses collaborateurs. N'oublions pas que la richesse de l'entreprise, c'est l'homme. Le manager de demain sera celui qui donne un cap à ses équipes.

Olivier Duverdier, 26 ans, salarié d'un grand cabinet d'audit et de conseil, est secrétaire général de Génération Entreprise, un mouvement de jeunes professionnels qui réfléchissent à l'éthique dans les affaires.

L'adolescence constitue une importante période de transition impliquant de nombreux changements sur les plans biologique, psychologique et social. Comme le disait François Dolto, "un adolescent, c'est un homard pendant la mue: sans carapace, obligé d'en fabriquer une autre, et en attendant, confronté à tous les dangers."

La majorité des adolescents traversent cette période de leur vie sans heurt majeur. Pourtant, les médias rapportent une image extrêmement négative des jeunes. Toutefois, à toutes les périodes de l'histoire de l'humanité, l'adolescence a été perçue comme une sorte de maladie incurable qui s'aggrave d'une génération à l'autre.
Comme le révèle plusieurs chercheurs, le jugement des adultes à l'égard des jeunes se fonde sur 5 à 6% de jeunes qui fonctionnent mal et qui constituent une sorte d'élite négative très visible et qui ternit la réputation de tous les jeunes.

Bien que l'adolescence ne s'avère tout de même pas une période calme, ce passage de l'enfance à l'âge adulte est marqué par une recherche de soi intense et de conquête de son identité nécessitant de confronter le monde adulte autour de soi pour susciter des changements.

Voici une liste non exhaustive des principaux mythes et préjugés à l'égard des adolescents:
Les jeunes au sein de notre société contemporaine ont peu de sens des valeurs. C'est FAUX. Il existe une pluralité de valeurs contrairement au Québec traditionnel d'où les différences. Un adolescent désire à tout prix être à la fois différent des autres et conforme à son groupe de pairs.
Les groupes de jeunes sont négatifs et dangereux. C'est FAUX. Dans le processus de socialisation à l'adolescence, il est normal de ressentir le besoin de se regrouper au sein de groupes sportifs, culturels ou autres. Seulement une infime minorité de jeunes ressentent le besoin de se grouper pour procéder à des agissements délinquants. Pour ce qui est de l'influence des pairs, il ne faut jamais oublier le dicton: «Qui se rassemble, s'assemble...»
La majorité des jeunes ont une relation conflictuelle avec leurs parents. C'est FAUX. Il ne faut pas confondre prendre sa place, acquérir son autonomie et contester l'autorité avec conflit.
La période d'adolescence se caractérise systématiquement par une période de crise. C'est FAUX. Plusieurs adolescents vivent cette période de transition harmonieusement même s'ils sont à la recherche de leur identité.
Les adolescents de nos jours sont de véritables obsédés sexuels. C'est FAUX. Souvenez-vous de la période de l'amour libre des années «Peace and love» ou encore de l'âge où plusieurs de vos grands-parents ont vécu leur première relation sexuelle.
Les jeunes sont violents. C'est FAUX. Rien ne permet d'affirmer que les adolescents sont plus violents que leurs parents ne l'étaient... La violence s'apprend et les jeunes utilisent comme modèle... les adultes!?!
Ils sont délinquants, dépressifs, malheureux, égoistes, sans avenir, etc. C'est FAUX.

À quoi ressemble un adolescent... d'aujourd'hui? de Claude-Michel Gagnon, psychologue, dans La chronique du Psy sur le site de la FFAPAMM (Fédération des familles et amis de la personne atteinte de maladie mentale).




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grâce à une contribution financière du programme Francommunautés virtuelles d'Industrie Canada.


et le soutien de



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  1 personne a réagi à cet article

katia , Canada, quebec, ste-adele
2006-03-21 18:44:03 | Bonjour a tous holalalalalala!!!Nous ne somme pas comme cela est ecrit la haut.Je n'en revioens pas qu'autant de gens philosophe de metier pense que les jeunes sont nul et ne valent rien .Voyons donc !!Nous ne sommes pas TOUS delinquants , nous ne somme pas TOUS comme cela est ecrit plus haut ...ya du monde different autant adultes que ados... voila
 

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