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La Fédération québécoise du sport étudiant (FQSE) a organisé pour une 12e année consécutive le Mois de l'éducation physique et du sport étudiant (MEPSE). La porte-parole de l'événement, Josée Lavigueur, a marqué le lancement officiel en animant un impressionnant work-out de 800 élèves du secondaire au Collège Laval. Au total, c'est 575 000 élèves du primaire et du secondaire qui ont bougé leurs foufounes et le reste pour célébrer le plaisir et les bienfaits de l'activité physique. Profitons-en pour aborder la question.

La situation
De façon générale, les enquêtes révèlent que bien que les jeunes soient, dans l'ensemble de la population, les plus
nombreux à être physiquement actifs, une proportion importante n'est pas assez active pour en retirer la majorité des bienfaits pour la santé et que les filles sont, pour plusieurs indicateurs de pratique, moins actives que les garçons. La plupart des enquêtes montrent également que le niveau d'activité physique diminue avec l'âge. Cette baisse de pratique se traduit également par une diminution probable de leur condition physique.

Plusieurs études indiquent d'ailleurs qu'au moins un des facteurs de risque associés aux maladies cardiovasculaires les plus fréquentes est présent chez une majorité d'adolescents dès le début du secondaire. Ayoye! Parmi ces facteurs figurent le tabagisme, l'obésité, l'hypertension, les carences alimentaires et
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Cet état de situation peut s'expliquer, entre autre, par le fait qu'aujourd'hui :
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Les jeunes se rendent de moins en moins à pied à l'école ;
Les informations contenues dans cette section viennent de ...
- Passent en moyenne 15 heures par semaine à regarder la télévision ;
- Naviguent de plus en plus sur Internet et passent de nombreuses heures à jouer aux jeux électroniques ;
- À l'école, on constate une diminution importante du temps consacré à l'éducation physique et à l'apprentissage d'habiletés motrices ;
- Les parents semblent peu enclins à envoyer jouer leurs enfants seuls dans les parcs ;
- Le trafic routier dans les grands centres urbains est de plus en plus dense, les nouveaux quartiers résidentiels sont éloignés des centres de services, ce qui rend périlleuse l'utilisation de la marche, la bicyclette, les patins à roues alignées et les planches à roulettes pour faire de l'exercice physique ou pour se rendre à l'école.
Que faire ?
C'est simple : quand le corps fonctionne, tout fonctionne ! Pas besoin d'en savoir beaucoup pour comprendre que la pratique d'un sport régulier fait autant de bien au corps qu'à
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Gymnastique |
Basket |
Yoga |
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Football |
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Karaté |
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Musculation |
Parachute |
Breakdancing |
Soccer |

Courir Danser Skater Nager
Bouger et planer




Qu'est-ce qui peut bien pousser ces gens à sortir dehors alors qu'il y a tellement d'autres choses à faire dans la quiétude de leur foyer? Prenons le cas du jogging. Il y aurait, dit-on, 25 millions de personnes qui pratiquent cette activité en Amérique du Nord. Entre vous et moi, pour qu'une activité aussi rudimentaire et souvent exigeante suscite une telle passion, il faut être fou, comme se plaisait à nous le présenter il y a quelques années une pub de Nescafé, ou bien c'est qu'elle procure tout un plaisir. Si tel est le cas, de quelle sorte de plaisir s'agit-il? Afin d'en savoir plus, nous avons viré sans dessus dessous (ou bien c'est sans dessous dessus...) plusieurs bibliothèques du Québec pour découvrir que la pratique régulière d'un sport a des vertus euphorisantes. Rien de moins!
Dans « The Joy of Running » (la joie de courir), le psychiatre Thaddeus Kostrubala prescrit avec grand succès la course comme mode de traitement pour ses patients dépressifs. «La course est un bien meilleur traitement que les antidépresseurs pour se débarrasser des cas de dépression sociale, un mal qui semble toucher un très grand nombre de gens. En outre, c'est beaucoup moins cher que
Drogues positives
Point de vue soutenu par le Dr William Glasner, père de la reality therapy, dans son livre Les drogues positives. On y apprend : Comment pratiquer des activités qui font du bien au corps et à l'esprit ? Comment devenir accro d'une drogue positive ? Le Dr William Glasser révèle ici le secret de ceux et celles qui ont bâti leur force psychologique dans la pratique intensive d'une activité de leur choix.
Le D' Morgan Williams proclame, pour sa part, sans réserve que la course était une drogue fantastique : « a wonder drug »! Pour Andrew Weil, lui aussi médecin, expert international de la question des drogues et auteur de « Du chocolat à la morphine », les drogues ne contiennent pas vraiment ces états particuliers que l'on nomme « high ». Il s'agit plutôt d'un processus naturel et même fondamental à la qualité de vie individuelle qui peut être stimulé consciemment ou inconsciemment par toutes sortes de situations ou d'activités de

1- Les gens qui tripent par l'entremise de moyens impliquant la mobilisation active et optimale de leurs fonctions physiologiques et psychologiques semblent retirer le meilleur de ce genre d'expérience. En d'autres termes, les «high» de provenance physique ou psychique sont de meilleure qualité que ceux engendrés par des drogues naturelles ou de synthèse (chimiques).
2- La qualité et l'intensité des «high» obtenus par des moyens physiques ou psychiques progressent à l'usage. Cela contraste grandement avec l'usage régulier, voire abusif d'alcool et des autres drogues qui, comme on le sait, nécessite l'augmentation des doses afin d'obtenir plus ou moins le même effet.
Bon ! Il y en a qui ne seront pas d'accord avec ces explications. Mais comment expliquer alors que des gens sortent à -20 et même -30 degrés pour dévaler les pentes de ski au lieu de rester bien au chaud dans leur lit? Faut vraiment qu'il y ait quelque chose, en dedans d'eux qui les émoustillent, les fassent triper. Un peu d'endorphine et d'adrénaline par exemple? Dites-nous ce que vous en penser. (Section "Réagis" au bas de cette page)


Texte et webédition : Serge Daigneault
grâce à une contribution financière du programme Francommunautés virtuelles d'Industrie Canada.



















