En plus d'être coordonnatrice de la maison des jeunes l'Extension à Saint-Constant, Katy Normand est déléguée régionale au sein du Regroupement des maisons de jeunes du Québec. (Photo - Normand Laberge)



C'est l'avis de la coordonnatrice de la Maison des jeunes l'Extension de Saint-Constant, Katy Normand, qui est revenue enchantée de sa participation à l'assemblée générale annuelle de cet organisme qui réunissait 135 maisons des jeunes. Depuis deux ans, elle représente les 24 maisons des jeunes de la Montérégie au sein de ce regroupement.
«Le nouveau porte-parole, le comédien Luc Picard, devrait donner plus de crédibilité au regroupement», a-t-elle souligné. Depuis le temps qu'il est question de faire connaître davantage les maisons des jeunes, cette nouvelle lancée devrait aider les intervenants qui y oeuvrent à plein temps.
«Je prêche pour ma paroisse, mais à Saint-Constant il y a encore des citoyens qui associent maison des jeunes avec délinquance, a-t-elle expliqué. Pourtant, s'ils venaient faire un tour au centre municipal, ils verraient que les jeunes font des choses intéressantes. Ils font de la peinture, des graffitis (à d'autres endroits que sur les bâtiments publics), etc.»
Bien que les maisons des jeunes soient ouvertes douze mois par année, c'est surtout durant l'été
qu'elles bourdonnent d'activités.

« Aussitôt l'école terminée, la plupart double leurs heures d'ouverture et leurs effectifs, a noté Mme Normand. C'est de loin la période de l'année où on attire le plus de jeunes.»
Question de rassurer les parents, Mme Normand les invite, à titre de bénévoles, à participer aux activités de l'organisme. Ceux et celles qui veulent s'impliquer davantage peuvent le faire en tant qu'administrateurs.
« Leur collaboration leur permet d'avoir un droit de regard sur les décisions et les orientations de la maison et de s'impliquer avec les jeunes dans la reconnaissance de différents projets qui les préoccupent» a indiqué celle qui déplore l'absence des parents alors que leur contribution est grandement souhaitée.
Une structure efficace
Bien que le contexte de vie des jeunes se soit transformé au fil des ans, Mme Normand constate que la détresse et l'isolement de bon nombre d'entre eux sont toujours aussi grands.
«Les structures traditionnelles ont continué de s'effriter et de perdre de leur efficacité dans l'éducation des enfants, a-t-elle souligné. En parallèle, les services d'aide à la jeunesse ont subi des coupures significatives : entre autres à l'école.»

Heureusement, le Regroupement des maisons des jeunes du Québec, né en 1980, tend à faire renverser la vapeur depuis quelques années.
Ce regroupement vise à favoriser les échanges entre les maisons des jeunes, à partager leurs connaissances et à travailler à la reconnaissance de leur mission.
"Sans dire que les gouvernements nous écoutent plus qu'avant, ils n'hésitent plus à nous consulter lorsqu'il est question de parler des jeunes", a-t-elle noté.
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Texte de Normand Laberge tiré du journal |
Recherche et webédition : Virginie Poirier
grâce à une contribution financière du programme Francommunautés virtuelles d'Industrie Canada.




