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Le skateboard*, également appelé skate ou anciennement planche à roulettes, est une planche de bois sous laquelle sont fixés deux essieux (dits aussi trucks ou axes ) tenant quatre roues. Elle peut servir à se déplacer, mais surtout à réaliser des figures (tricks) de toutes sortes, en environnement urbain ou dans des parks spécialisés, les skateparks. Skateboard est aussi le nom de la discipline concernée.
La pratique du skateboard représente plus qu'un sport pour ses adhérents : elle est une passion et surtout un style de vie. Comme l'indique l'auteur spécialiste, Fabrice Le Mao : « Le skate, c'est une manière de glisser, mais aussi de s'habiller, de consommer, de manger, d'écouter une certaine - ziqmu - et pas une autre. » Indéniablement, cependant, plancher est le point de départ. Voici la petite histoire d'une activité qui roule bien!
Des hauts et des bas
Tout débute dans les années 50 en Californie quand des amateurs de surf fixent des roulettes à de petites planches. Il faut attendre 1962 pour voir la fabrication des premières planches aux États-Unis. Onze ans plus tard, un nouveau palier essentiel sera franchi avec l'apparition de roues en «uréthane». Plus silencieuse et surtout plus sûre, cette innovation va définitivement enterrer le «roll-surf». On parle dès lors de skateboard.
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Mais le skate re-meurt. En cause, une diminution significative de la médiatisation et un manque de nouvelles recrues. Certains pionniers, comme Tony Hawk, Steve Caballerro, Rodney Mullen ou Natas Kaupas continuèrent à skater et inventer de nouvelles figures, mais dans l'intimité.
Vers 1993, il revint une nouvelle fois à la mode. Toutefois, l'innovation, bien que toujours présente dans le skate, est moins importante que dans les années 80. Au début des années 90, le skate retombe dans une étiquette « rebelle » et sale, se (re)cherche une identité. C'est la période « baggy-petites roues », des tricks au sol peu esthétiques et minuscules. Les nouveaux héros de l'époque comme Natas Kaupas et Mark Gonzales voient plus loin : les mains courantes, les « rails » et poussent leur boards dans une nouvelle direction, toujours dans la rue et plus folle. La nouvelle génération de la fin des années 1990 montrera dorénavant son niveau sur des gaps (des sauts d'espaces, de marches...) et des rails. Apparaissent Jamie Thomas, Geoff Rowley, Andrew Reynolds ouBastien Salabanzi ...
Aujourd'hui, nous en sommes toujours là. Cependant, la discipline très à la mode dans les années 1980 - la rampe (la « vert ») - qui s'était marginalisée pendant les années 1990, se voit dessiner un avenir radieux. Les skateurs actuels reviennent à la courbe et à la « big » sous l'influence de talents tels que Rune Glifberg, Danny Way, Bucky Lasek, Tony Hawk (toujours présent et sur-médiatisé), John Cardiel etTony Trujillo.
Sport ou art?
Le skateboard est-il un sport ou un art? La question se pose dès que l'on désire aborder le style et la philosophie de la discipline. Un sport est une discipline mettant l'accent sur la performance, tandis qu'un art vise à atteindre un idéal esthétique, par une technique, un style propre. En tant qu'art, le skateboard se rapprocherait de la danse, en ce que la recherche de beauté se fasse à travers le mouvement.
Les systèmes d'évaluation des skateurs lors des compétitions montrent l'ambivalence de la discipline. Ainsi, à l'issue de son run (passage, prestation), le skateboarder sera jugé non seulement sur la technique et la performance, mais aussi sur la créativité et le style (l'esthétisme). Limité en temps, un run peut être comparé à un programme de patinage artistique, avec toutefois des règles moins strictes et l'absence de dichotomie entre programme libre et programme imposé.
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Si la plupart des adeptes de skate ne considèrent pas leur discipline comme un sport à part entière - d'où les nombreuses critiques vis-à-vis de Tony Hawk, qui semble ne rechercher que la hauteur et la difficulté - il semblerait que l'évolution actuelle tende à modifier cette idée, tendance que les J.O. de 2008 accentueront peut-être. Deux voies parallèles se dessinent donc. Si le skateboard ne saurait devenir un sport à 100% - tous les aspects de la discipline n'étant pas quantifiables en terme de performance - la pratique de la discipline comme objet esthétique visuel (en photographie notamment) se répand.
Le style skateur

La récupération par les médias de l'image du skateboard et la profusion des marques de skate (Blind, DC, DVS, Element, ÉS, Etnies, Flip,Girl, Globe, Independent, Osiris, Spitfire, Venture, Volcom, WESC, World Industries, Zero, et tant d'autres) a également fait du style skateur une mode à part entière. En effet, les habitudes stylistiques des adeptes, issues des cultures populaire californienne et urbaine américaine, se voient reproduites par une multitude de jeunes, la plupart n'étant même pas intéressé par la pratique du skate. Cette nouvelle génération est vue d'un drôle d'oeil par certains véritables skateurs, qui les qualifient alors de frimeurs (poseurs ou pseudos). Ce style s'étant développé en mode, l'attirail vestimentaire des skateurs coûte cher, ce qui mène quelque fois à des situations où seuls les poseurs portent réellement des habits de skate, tandis que les pratiquants n'en voient pas forcément l'intérêt. Mais il ne faut pas voir là une imitation désoeuvrée ou une reproduction ridicule. La récupération de cette mode est une façon de montrer son adhérence à une philosophie, plus encore qu'à une discipline en soi. L'esprit du skateboard a donc beaucoup inspiré la nouvelle génération, devenant un phénomène de société, et une référence parmi les jeunes.
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La musique
D'un point de vue musical, il n'est pas possible de stéréotyper l'univers du skateboard. Si certains prétendront que les skateurs apprécient surtout les musiques de la street culture américaine (hip-hop, rap), d'autres ne pourront que s'insurger devant cette affirmation. La culture musicale qui se trouve derrière le skateboard est le résultat d'une longue évolution et est ainsi très diversifiée. Issu du surf, discipline à la culture profondément Rock'n'Roll, le skateboard s'est ensuite développé dans la rue, sur des rythmes de hip-hop ou de rap. Il n'y a donc pas de généralité absolue à faire. Le hip-hop est récupéré pour son appartenance à la street culture américaine, tandis que le rock rappelle l'euphorie des débuts. Toutefois, en Europe particulièrement, le rock et ses dérivés - punk, metal - semblent supplanter le hip-hop dans le monde du skateboard, ce genre de musique étant associé au style skateur (voir point précédent).
Le skateboard et l'image
Les vidéos qui ont marqué, à chaque génération, l'histoire du skateboard, témoignent du lien entre skateboard et images. Même si l'innovation dans les figures et leurs enchaînements est devenue la mesure de référence d'une bonne vidéo, l'aspect esthétique de cet enchaînement, l'impression générale rendue, et le style demeurent indispensables pour que celle-ci entre dans l'histoire. Elle est, en général, associée à une bande-son qui colle aux séquences de chaque skateboarder.
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On note la sortie du film Les Seigneurs de Dogtown, de Catherine Hardwicke, qui retrace l'évolution du skateboard à partir des années 70 et des trois fondateurs de la discipline : Jay Adams, Stacy Peralta (qui est d'ailleurs scénariste du film, et dont le rôle est joué par le jeune John Robinson, acteur principal de Elephant de Gus Van Sant ) et Tony Alva.
Le skateboard en tant que discipline reste proche de ses voisins de glisse tels que le BMX, le X-board, le surf (et ses variantes : windsurf, kitesurf...) ou le snowboard, mais se voit en concurrence avec le roller (soit disant « un truc de skateur frustré ! »).
Quelques définitions
Un skateboard se compose de plusieurs pièces distinctes, généralement choisies séparément et ensuite assemblées. Citons...
La planche :
il s'agit de l'élément principal. Il en existe plusieurs formes et tailles. Elle est en bois et composée de plusieurs couches fines - parfois de couleurs différentes - afin d'en garantir la solidité. Les bords et les arrêtes sont arrondis, mais généralement ces dernières deviennent coupantes à force d'usure. La planche est recouverte d'un grip, une feuille adhésive noire agrippante, tout à fait indispensable pour entrer des ollies et des flips (voir plus bas) et responsable de l'usure rapide des chaussures!!! L'avant de la planche est appelé le nose (l'anglais pour nez) et l'arrière de la planche se nomme la tail (du mot anglais signifiant queue).Les axes ou trucks : il y en a deux par skate. Ils sont directement fixés à la planche et servent de supports ou roues. Ils doivent être solides pour pouvoir encaisser les chocs et sont ainsi en métal, parfois peint. Il en existe également plusieurs sortes, bien que leur rôle est évidemment toujours le même. Certaines marques en proposent même de formes les plus inatendues, comme les axes de Blind, «taillés» en forme de personnage entouré de lettres formant le nom de la marque (le tout en relief).
Les roulements : ils sont fixés aux axes et permettent aux roues de tourner. Il existe plusieurs sortes de roulements, comme les roulements à billes. Il est possible de changer la vitesse de rotation des roulements en serrant ou déserrant un boulon. Il existe 4 niveaux de roulement: ABEC-1, ABEC-3, ABEC-5 et ABEC-7, allant du plus lent au plus rapide.
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Les roues :
en caoutchouc ou en gomme, elles ont en moyenne 5 ou 6 centimètres de diamètres. Creuses, elles se fixent sur les roulements et peuvent ainsi tourner....et les tricks
Il y a, à l'heure actuelle, un nombre impressionnant de figures ou tricks. Le plus simple - mais certainement pas le plus facile- est le ollie, le saut. C'est le premier trick qu'un débutant doit apprendre s'il veut pouvoir évoluer. Avant son invention, les premiers skateurs s'élevaient dans les airs en faisant un boneless, consistant à élever la planche en l'attrapant avec une main et en tapant du pied sur le sol. À présent, le ollie permet de sauter sans qu'il soit question de toucher la planche avec les mains ni de mettre le pied au sol. Les autres figures sont divisés en différentes catégories, selon certains critères. Voici quelques-unes de ces catégories :
- Les flips : faire un flip consiste à s'élever dans les airs, à faire tourner le skate d'une façon prédéfinie et à retomber dessus. Pour réussir un flip, il faut des heures d'entraînement et une technique bien développée. Il existe des dizaines de flips différents, dont le kickflip, le heelflip, le 180-flip, le pop-shoveit, etc.
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- Les grabs :
pour faire un grab, il ne faut pas autant de technique que pour faire un flip, mais il faut savoir sauter très haut. On peut d'ailleurs s'aider d'un tremplin. Un grab consiste à s'élever dans les airs, à saisir sa planche avec une de ses mains - tout en la laissant en-dessous des pieds - puis à retomber au sol. Certains grabs ont des noms originaux tels que rock-and-roll, mais nous pouvons également citer le nosegrab, le tailgrab, le indy, etc.- Les slides et les grinds : il s'agit des tricks que l'on effectue sur une barre (un rail) ou sur une bordure de trottoir, par exemple. Le but est de sauter, d'attérir sur la cible, de se laisser glisser, puis de retomber sur la terre ferme. Lorsque le contact entre le rail et le skateboard s'effectue au niveau de la planche, on appelle ça un slide. Lorsque ce contact se passe au niveau d'un ou des axes, il s'agira d'un grind. Lorsqu'on combine les deux (axe(s) et planche touchant) on parlera également d'un slide (p.e. : le blunt-slide). Pour cette catégorie, citons entre autres le 50-50 grind, le nosegrind, le 5-0 grind, le boardslide, le lipslide,etc.
Bien sûr, il existe un tas d'autres figures en skate, et vous en avez eu ici qu'un maigre aperçu. Notons encore une dernière chose : dans le jargon du skateboard, on ne dit pas faire une figure mais entrer un trick!
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Skateurs célèbres (pro-skaters) |
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Des supers
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La tribu des skaters, entrevue avec Florent Viart, 28 ans, rider pro |
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Carte des skateparcs de Montréal |
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grâce à une contribution financière du programme Francommunautés virtuelles d'Industrie Canada.
























