
La consommation de cannabis chez les adolescents affiche un taux que plusieurs intervenants de la santé publique estiment inquiétant. Une étude réalisée par le Centre international de criminologie de l'Université de Montréal (UdeM) auprès d'un millier de jeunes du secteur secondaire de la région métropolitaine révélait récemment que la marijuana compte un nombre important d'adeptes et aussi de dépendants. L'étude révélait notamment que près de 40% des élèves affirmaient avoir fumé du cannabis au cours des 12 mois précédents et que 15% des jeunes de niveau secondaire s'adonnaient à cette consommation chaque jour. Autre constat, 10% des jeunes interrogés avouaient qu'ils ne pouvaient tout simplement plus se passer de cette substance.
Crête de consommation
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Fumer trois joints est aussi dangereux pour les poumons que de fumer 20 cigarettes. |
Origine de la dépendance
«J'ai l'impression que plus le produit est fort, plus il peut devenir dépendogène» précise a posteriori M. Brochu. «En même temps, ce n'est pas tous les gens qui deviennent dépendants d'une drogue. Il y a des alcools très forts qui sont sur le marché et pourtant, on en consomme très peu. Ce qui est dangereux, c'est qu'un jeune rencontre dans le produit consommé l'effet recherché, un effet qui le coupe d'un mal être et de ses problèmes internes ou externes.» L'étude de l'UdeM révèle également que les jeunes du secondaire consomment très majoritairement du cannabis, une réalité très différente de celle observée chez les jeunes décrocheurs, généralement adeptes de drogues plus dures et nettement plus préjudiciables à la santé.
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La consommation de cannabis au secondaire est-elle problématique? |
VOX POP Steeve Mercier | ||
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«Je pense que non. Il y a des jeunes qui consomment, c'est vrai, mais je ne pense pas que ce soit un problème et que cela ait vraiment des effets négatifs sur la performance scolaire de ceux qui en prennent.» Jean-Mathieu Duquette |
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«Je crois que oui. Si cette consommation n'avait pas vraiment d'impact sur la concentration et les études, les choses seraient peut-être différentes, mais ce n'est pas le cas. On aurait intérêt à faire plus de prévention sur cette question.» Flore Juarez |
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«Ça dépend des élèves. Il y a deux genres de consommateurs: ceux qui le font par plaisir et ceux qui sont vraiment dépendants. Selon moi, il y a un petit pourcentage d'étudiants qui ont vraiment un problème. Les autres en consomment comme on consomme de l'alcool: avec modération.» Marc Pironto |
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«Chez certains élèves, oui. Je ne pense pas que ce problème soit par contre banalisé. Il y a de la prévention qui est faite depuis longtemps et il y a aussi des intervenants qui oeuvrent auprès des jeunes qui ont des problèmes. Mais on pourrait toujours en parler davantage, c'est sûr.» Amélie Desaulniers |
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| «Oui. Les jeunes qui consomment avant leurs cours, il y en a de plus en plus. Voir la moitié de la classe gelée en après-midi, ce n'est pas rare. Je ne pense pas que ce soit une bonne chose pour le rendement et la réussite scolaire. Depuis qu'il a été question de légaliser la marijuana, cette consommation passe beaucoup plus facilement dans la société. Les jeunes fument maintenant sur la rue, dans les places publiques, et c'est considéré comme normal.» Andrée Bijou |
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«Je pense que oui. Il y a des élèves qui consomment quotidiennement. J'en ai connu qui étaient incapables d'arrêter et qui devaient consommer 3, 4 fois par jour, souvent même dans la cour d'école. J'imagine qu'on pourrait probablement faire plus de sensibilisation, mais c'est aussi et d'abord une question de responsabilité personnelle.» Jean-François Cloutier Deraîche |
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Le gouvernement Bush fera la lutte à la consommation de drogue via le site Web YouTube, ce service très prisé de partage de vidéos qui présente déjà des documents où l'on voit des gens qui agissent étrangement après avoir pris des drogues ainsi que des instructions détaillées sur la culture de la marijuana. La décision d'utiliser YouTube pour diffuser des messages vidéo contre l'usage de drogue ou portant sur d'autres sujets d'intérêt public est le premier effort concerté du gouvernement américain dans le but d'influencer le comportement des utilisateurs du populaire service Internet, un site où plus de 100 millions de vidéos sont vues quotidiennement. «Si un seul adolescent voit ces messages et conclut que la consommation de drogue ne constitue pas une avenue de choix pour lui, le programme aura porté ses fruits», a déclaré Rafael Lemaitre, porte-parole du bureau gouvernemental de lutte contre la drogue. Les messages diffusés par le gouvernement ont déjà été produit pour la télévision, ils sont d'une qualité télévisuelle soignée ce qui contrastera avec certains clips amateurs montrant des universitaires qui déconnent après avoir consommé des drogues. Pour Lee Rainie, directeur de Pew Internet & American Life Project le gouvernement américain court le risque que des personnes calées en informatique et rebelles aux politiques antidrogue éditent rapidement les vidéos de l'administration pour en faire des parodies qu'ils distribueront ensuite sur YouTube. Selon Michael Bugeja, auteur et directeur de l'école de journalisme à l'Université d'État de l'Iowa, un expert qui étudie l'usage d'Internet par une variété de groupes d'utilisateurs, la stratégie de la Maison Blanche est mal dirigée parce que les services de vidéo en ligne ne constituent pas selon lui un créneau de choix pour discuter de sujets aussi sérieux. (D'après AP)
Texte: Steeve Mercier, tiré du Courrier du Sud. Webédition: Martin Boisvert
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grâce à une contribution financière du programme Francommunautés virtuelles d'Industrie Canada.
















