Banniere Section

Ce mois-ci, Jobboom a préparé un super dossier sur la situation  économique des jeunes et sur leurs conditions de travail. Et sur le même sujet, la cyberpresse parle de la faillite chez les jeunes, phénomène qui devient de plus en plus courant !

CASSÉE!    La génération des beaux, bons, pas chers  

Pour de nombreux jeunes Québécois, la combinaison bungalow-deux-voitures-deux-enfants-retraite-à-55-ans est une vue de l'esprit. Souvent moins payés que leurs aînés pour un même boulot, privés d'avantages sociaux et de sécurité d'emploi, ils se font manger la laine sur le dos par les employeurs. Les jeunes dorment-ils au gaz?

Ils sont jeunes, plus scolarisés que jamais et motivés pour deux. En Europe, on les surnomme la «génération low cost». Au Québec, ils n'ont pas encore de nom, mais ils passeront à l'histoire : les jeunes travailleurs d'aujourd'hui forment la première génération à être plus pauvre que celle de leurs parents au même âge, et ce, depuis les 50 dernières années.

On les retrouve par exemple à la Brasserie Labatt, à Montréal. «Quand un travailleur est embauché (principalement un jeune), il a un statut d'occasionnel, gagne 12 $ l'heure et n'a pas d'avantages sociaux, explique le président du syndicat des travailleuses et travailleurs de la Brasserie Labatt, Yanic Beaudry. Alors que pour faire le même travail, l'employé permanent gagne 28,33 $ l'heure, en plus des avantages!»

Lis la suite dans                                   


Pris à la gorge

Côté boulot, ils vivotent plus souvent qu'autrement. Et pour ne rien arranger, ils sont dépensiers. Zéro en matière de finances personnelles, les jeunes flambent leur argent jusqu'à se mettre sur la paille. Adieu virées avec les copains, bonnes bouffes au resto, voiture, gadgets électroniques, enceinte satellite. À 31 ans, Sébastien Robitaille, chauffeur-livreur dans une entreprise de Montréal, vient de déclarer faillite.

Il ne voyait pas le jour où, avec son salaire à 10 $ l'heure, il viendrait à bout de son prêt étudiant de 9 000 $ et, surtout, des 22 000 $ de dettes qu'il a accumulés sur ses cinq cartes de crédit.  

Lis la suite dans                                   


Papiers percés

La congestion de diplômés sur le marché du travail fait en sorte que beaucoup d'entre eux font des jobines à un salaire minable, avec en prime une dette d'études à rembourser. Fini, le temps où les études garantissaient la prospérité?

Désillusionnés. Amers. Ces mots reviennent souvent dans la bouche de Marie et Claude, un jeune couple de Charlesbourg qui tire le diable par la queue. Malgré le temps et l'argent investis dans leurs études, l'une ayant obtenu une maîtrise en psychologie, l'autre un diplôme collégial en informatique, leur situation professionnelle et financière est loin d'être un jardin de roses.

«On gagne 60 000 $ par année à deux, et on a 50 000 $ de prêts étudiants à rembourser, explique Claude. Je vais d'un contrat à un autre depuis cinq ans à titre de formateur en informatique. Ma femme est psychologue dans un organisme communautaire. Avoir su qu'on en arracherait autant, j'aurais fini mon secondaire et je serais devenu chauffeur d'autobus, à 60 000 $ par année. On est tellement déçus qu'on s'est juré de décourager notre fils de faire des études universitaires.»  

Lis la suite dans                                              


Jeunesse en faillite

Julie a 27 ans, trois beaux enfants et... une faillite.

La semaine dernière, Julie (non fictif) s'est libérée de 13 700 $ de dettes accumulées sur sa carte de crédit. " J'ai honte de faire faillite, dit-elle. Ma famille ne le saura jamais! "

Ses problèmes financiers ont commencé l'an dernier, quand elle a décidé de démarrer son entreprise de poses d'ongles. Comme les revenus n'ont pas suivi, elle est rentrée à la maison s'occuper de ses trois enfants, passant le relais à son copain, camionneur. Ce dernier a démarré son entreprise en acquérant deux véhicules au prix de 165 000 $. Il comptait conduire le premier et louer le deuxième. Incapable de trouver un autre chauffeur, il a vendu le deuxième camion après avoir essuyé de lourdes pertes- toujours sur la carte de crédit de madame- pendant des mois."

Nous avons vu trop grand ", dit Julie, qui a accepté la suggestion du syndic Pierre Fortin, de Jean Fortin & Associés, syndics de faillite. " La faillite est une soupape, dit Pierre Fortin. Parfois, c'est la meilleure solution. Elle a des conséquences importantes, mais le surendettement est une source importante d'angoisse et de conflits dans un couple. "

Lis la suite dans                                             

Recherche et webédition : Virginie Poirier



Les projets Québecjeunes.com et les Ateliers Clique sur toi! ont été rendus possibles
grâce à une contribution financière du programme Francommunautés virtuelles d'Industrie Canada.


et le soutien de



reagis email to friend Imprimer

>