
Le disco? On croit souvent ne pas en connaître beaucoup sur ce style de musique, mais aussitôt que l'on se met à fredonner un petit « Stayin' Alive » ou encore un « Dancing Queen », on se rend vite compte que ces hymnes n'appartiennent pas seulement aux plus vieux que nous mais qu'ils font aussi partie des souvenirs des plus jeunes. Malgré ses nombreux détracteurs, le disco québécois fête ses 30 ans cette année. C'est le chanteur Georges Thurston, mieux connu sous le nom de « Boule Noire » qui faisait référence à la coupe de cheveux qu'il arborait ainsi qu'aux disques 33 tours, qui a été le premier à présenter un produit en français aux québécois en 1975. C'est par contre en 1976 que le chanteur a connu le succès avec des chansons comme Aimes-tu la vie et Loin, loin de la ville.
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Au fond, le disco c'est quoi?
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Etymologie : D'où vient le nom « Disco » ?
Au début des années 1960, le mot « discothèque », signifiant « bibliothèque de disques » prit le sens de « boîte de nuit » car l'on venait y danser au son d'une musique enregistrée sur disque et non au son d'interprètes en direct. À partir de 1975, on voit l'apparition de l'abréviation « disco », désignant à la fois ce type de salle et le nouveau genre musical qu'on pouvait y entendre et la danse qui s'y rattache.
Instrumentation : Les outils pour nous faire danser !
Les producteurs de disco des années 70 utilisent des instruments de leur époque. Le son disco est souvent associé à une rythmique basse/batterie mise très en avant dans le mix (souvent même plus forte que la voix), aux arrangements de violons et de cuivres avec des expressions linéaires à l'unisson ou bien joués dans les ponts (fill), et aux voix avec beaucoup d'effets d'écho et de reverb. La partie rythmique, mise très en avant, est constituée d'une batterie et de percussions latines, congas, timpani mais aussi de batteries électroniques ou boîte à rythmes (I Feel Love de Donna Summer) qui appuient davantage le rythme four-on-the-floor. Chaque temps du 4/4 est mis en avant par le pied de grosse caisse. Elle est mixée très forte en volume. La basse est jouée souvent de manière syncopée, elle peut être remplacée par des sons de basse de synthétiseurs électroniques (ex: Moog). La guitare est le plus souvent rythmique, dans un style funky chicken-scratch, avec des effets comme la wah-wah ou le phaser, les temps faibles peuvent êtres accentués. Le piano et/ou des claviers electro-acoustiques, très à la mode dans les années 70, comme le Fender Rhodes, le Wurlitzer et le Hohner Clavinet, assurent l'accompagnement. Des arrangements sont réalisés avec des ensembles à cordes (violons, violoncelles...). Un autre instrument à corde se retrouve sur de nombreuses productions disco, la harpe (I Will Survive de Gloria Gaynor). Des ensembles de cuivres, trompettes, trombones, saxophones et d'autres instruments à vent comme la clarinette, le piccolo, la flûte et d'autres sont fréquents également. À partir de la fin des années 70, on commence à entendre des synthétiseurs qui remplaceront petit à petit les arrangements de cordes et de cuivres au cours des années 80.
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Si le disco est devenu ringard, c'est parce qu'un groupe qui avait intérêt à ce qu'il disparaisse (des producteurs de rock et de punk) ont organisé un lynchage médiatique du genre musical pendant la finale du super-bowl ( l'évènement médiatique le plus regardé aux Etats Unis ) en proposant à tous les spectateurs - prévenus - de venir brûler leurs disques de Disco au milieu de la pelouse. La presse a repris en chÅ“ur le mot d'ordre et le disco est devenu indésirable.
Il y a pourtant une énergie sensuelle, physique et sophistiquée dans ce style musical. Rien ne peut l'enlever. Un seul remède au mépris : la culture, l'ouverture d'esprit, la curiosité et la tolérance.
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Texte et webédition : Luc Villandré
grâce à une contribution financière du programme Francommunautés virtuelles d'Industrie Canada.








