
Lorsqu’il apparaît pour la première fois dans les bureaux de la rédaction du journal Spirou (qui signifie écureuil ou enfant espiègle en Wallon), Gaston est habillé d’un costume et d’un nœud papillon. Dès la deuxième semaine, il sera en jean noir, pull-over vert et espadrille, il restera habillé ainsi pendant 50 ans. Gaston a été recruté par une personne dont il ne se rappelle pas le nom, mais est persuadé qu'il est bâti pour une carrière de héros. Ne pouvant être intégré dans une série du journal de Spirou, il devient le premier héros sans emploi. Il passe alors la plus grande partie de son temps à essayer d'éviter de travailler (en se cachant dans une armoire, ou bien plus simplement en dormant sur son bureau...) Au fil des années, d'indolent qu'il était, Gaston devient astucieux et invente des appareils destinés à lui faciliter le travail. Son expression favorite est : « M'enfin!!! ».
Paru pour célébrer cet anniversaire, le recueil «Gaston 50» rappelle notamment au lecteur quelques uns des déguisements les plus loufoques issus de l'imagination débordante d'André Franquin. Les costumes de Gaston : «amphore», «Tour Eiffel», «hamburger», «Spoutnik» ou «cactus», resteront à jamais des classiques du bal masqué.
Petite déception toutefois, le livre anniversaire, tiré en «édition limitée» à 100.000 exemplaires, présente une majorité de gags déjà très connus, disponibles dans les albums précédents du gaffeur né un peu par hasard.
Au bureau, l'univers de Lagaffe va cependant progressivement s'enrichir de personnages attachants --le chef Prunelle (rogntudjuu), le Chat dingue, la Mouette rieuse caractérielle, mademoiselle Jeanne, au fur et à mesure que son caractère s'épaissit.
Pour ce 50e anniversaire, la ville de Bruxelles a décidé d’offrir mercredi le 28 février une journée « parcomètres gratuits » sur l’ensemble de son territoire en hommage à la lutte que menait Gaston contre ces affreuses « machines à sous ». Le maire de Bruxelles, Freddy Thielemans, fait d'ailleurs un clin d'oeil à cette guerre en faisant aujourd'hui une fleur aux automobilistes bruxellois : « Pour la première fois depuis 50 ans, Gaston gagnerait cette guerre contre les parcomètres car le parking est gratuit. Mais nous espérons que les automobilistes paieront quand même, car l'argent sera versé à l'Hôpital des enfants Reine Fabiola. »
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