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OJM a assuré la technique de l'événement CADOS 2006 organisé par la Table de concertation du Plateau. |
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Éric Morin, Alain Karon et Mathieu Calvez d'OJM |
Ce printemps, OJM célèbre ses dix ans, au service des jeunes pour qui il a été une véritable rampe de lancement et de diffusion de projets des plus audacieux. Les installations d’OJM sont situées au 5173 avenue du Parc, elles comportent un studio d’enregistrement, un bureau, une cuisine et un local de répétition pour groupes de musiciens. De plus, la clientèle d’OJM peut bénéficier de l’expertise et des conseils d’Alain Karon, fondateur de l’organisme et maître d’œuvre du Lab-Oratoire qui dispose de plus de 25 ans d’expérience dans les techniques et les arts de la scène. Alain et son équipe sont ouverts aux projets artistiques et socioculturels des jeunes. OJM apporte un appui logistique et un encadrement pour aider à structurer et à rendre à terme les bonnes idées.
Mononc'Serge
Le Lab-Oratoire est le nom du lieu qui abrite OJM. Un Lab-Oratoire est un lieu d’expérimentation, de création et de diffusion d’événements et de projets socioculturels. Lors de la fondation de l’organisme, en 1997, le Lab-Oratoire s’était établi dans une usine de textile située au coin Rosemont et Chambord. Les locaux étaient immenses et il y avait un studio de pratique pour musiciens, des ateliers d’art visuels ainsi qu’une grande salle multidisciplinaire où l’on a organisé entre autres un festival de poésie, des partys rave, des spectacles, des soirées d’improvisations musicales, bref, plus d’une centaine d’événements à guichet fermé. Plusieurs artistes actuellement bien établis ont fréquentés le Lab-Oratoire parmi ceux-ci : Marc Déry, DJ Champion, Mononc’ Serge et les Respectables. Tout allait pour le mieux sauf que la bâtisse n’était pas conforme aux normes du code du bâtiment et le zonage ne permettait pas de recevoir du public. Pourtant, pendant la première année d’opération, il n’y a eu aucun accident ni aucun incident fâcheux dans ces lieux qui pouvaient accueillir facilement 800 personnes. Il aurait fallu un soutien et une aide des gouvernements pour rendre le tout conforme aux réglementations ce qui aurait généré des emplois pour les jeunes ainsi qu’une attraction récréo-touristique pour le quartier Rosemont Petite-Patrie. «Ça m’intéresse pas vot’ projet» : avait dit sèchement André Boisclair aux fondateurs du Lab-Oratoire, lors d’une rencontre à son bureau de député de Gouin. À la fois ignoré et toléré par les autorités OJM a continué ses activités au Lab-Oratoire un certain temps puis, pendant une danse, un samedi soir de mai : visite surprise des pompiers avec l’ordre de ne plus recevoir de public pour des raisons de sécurité du bâtiment.

Pierre-Yves Régnier pratique au local de répétition.
Robert Laramée, à l’époque conseiller municipal du secteur, offre à OJM la possibilité d’organiser un rave à l’aréna Père Marquette. Le problème fut que les autorités craignaient ce genre d’événement et ont réagit par l’envoi sur les lieux d’un imposante présence policière (il y avait au moins quatre autos patrouilles dans le stationnement) ce qui eu pour effet d’intimider les participants potentiels et le résultat fut une salle vide, un flop. C’est suite à cet événement que le conseil d’administration d’OJM a quitté le quartier Rosemont Petite-Patrie pour s’installer un peu plus tard (en 2002) dans son Lab-Oratoire actuel sur Avenue du Parc.

Des musiciens en répétition.
Dans les locaux d’OJM sur Avenue du Parc, l’absence de salle pouvant recevoir du public est compensée par l’organisation d’événements extérieurs. Les jeunes peuvent s’intégrer aux équipes de travail ce qui permet d’apprendre en participant au bon déroulement des activités. «Montage de scène, sécurité, publicité, sonorisation, les tâches ne manquent pas et ce pour des événements variés comme la Fête nationale du Québec, le Salon de l’Environnement, des spectacles au Kola Note, la semaine du goût de vivre, etc. L’apprentissage et l’accomplissement de ces tâches permettent d’acquérir une expérience de travail valable et transférable en plus de faire des contacts.» : affirme Alain Karon.

Mathieu s'affaire au montage d'une scène extérieure.
L’OJM a aussi reçu plusieurs jeunes d’autres pays en stage et leur a permis de se faire de bons contacts et de trouver de l’emploi.

grâce à une contribution financière du programme Francommunautés virtuelles d'Industrie Canada.








