Mon dernier projet en lice : un voyage sac à dos en Inde. Toute seule! Quand j’ai annoncé la nouvelle à mes proches et à mes collègues, j’ai immédiatement eu droit à la question qui tue : « Pourquoi l’Inde? »
Et toujours dans ma tête la même réponse : « Baptême! Pourquoi? Pourquoi? Je’l sais-tu moé? » Même après cinq mois passés à parcourir le pays de Ghandi, je n’ai pas encore réussi à mettre le doigt sur LA raison qui m’a poussée à choisir cette contrée colorée et chaotique.
J’ai trouvé deux explications partielles. La première, je n’aime pas faire comme les autres. C’est la faute de cet espèce d’esprit de contestation qui m’anime et contre lequel je ne peux absolument rien. Cette petite voix à l’intérieur qui me dit de commander du « balloney » dans une pizzéria ou encore de m’habiller en bleu-vert turquoise alors que la mode est aux « couleurs d’automne ton-sur-ton ». Excusez cette diversion, je reviens à mes moutons. Je disais donc que si pour 90% des Québécois voyager se résume à se faire griller la bedaine dans le sud ou grimper la tour Eiffel, vous pouvez être sûrs que je vais faire exactement le contraire.
Deuxième explication, je déteste la facilité. On peut dire que j’ai choisi le bon pays pour me donner de la misère. Un défi perpétuel, mais ô combien mes efforts ont été récompensés.
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L'Inde, pays de contrastes |
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LE CHOC : Le harcèlement continuel des chauffeurs de taxis et des vendeurs. Le regard insistant des hommes qui pensent que les occidentales sont toutes des filles faciles et des exhibitionnistes ( Tout cela grâce aux médias et aux films américains. Merci Hollywood et alléluia au Grand Dieu Internet). Les mendiants de tous poils : infirmes, femmes enceintes, enfants, vieillards. La bureaucratie inextricable. La pollution qui me fait m’interroger si les efforts environnementaux que je fais au quotidien en valent vraiment la peine.
L’ÉMERVEILLEMENT : Les femmes si magnifiques vêtues de leurs saris de toutes les couleurs. Les paysages à couper le souffle allant de la rizière au vert éclatant à la ville perchée à flanc de montagne avec l’Himalaya en fond de toile. Les sourires gênés des enfants. Le chaos de la rue ou les vaches côtoient les motos, les bus, les piétons et les « tireux » de charrette. Les amitiés naissant sur une banquette de train ou autour d’une tasse de thé. Le rythme de vie si lent qu’on finit par croire tout le monde à la maison est complètement taré de faire du 9 à 5 du lundi au vendredi.
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