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Le meilleur de l'horreur
2007-10-29

 
 
Journal Métro
Cet article provient du quotidien Métro, édition Week-end 26-28 octobre 2007
Le meilleur de l’horreur

Pour ceux et celles qui ont horreur de se costumer à l’Halloween et qui préfèrent frissonner devant leur petit écran, Métro a dressé, sans ordre particulier, la liste de ses dix films de peur préférés. De tueurs en série à d’étranges créatures, en passant par une écolière aux pouvoirs télékinésiques, le septième art a trouvé, au fil des années, plusieurs façons d’accélérer notre rythme cardiaque. Allez faire un petit tour au club vidéo, mettez le pop-corn au micro-ondes et installez-vous bien confortablement dans votre fauteuil...

ExorcisteL’Exorciste

(v.f.) de The Exorcist
États-Unis 1973
Réalisée par William Friedkin

Avec l’ajout de scènes qui avaient été laissées tomber dans la version présentée en 1973, L’Exorciste a pu être revisité par les amateurs de films d’horreur en 2000. Ce classique des films de peur raconte l’histoire d’une jeune fille de 12 ans qui est la proie de troubles étranges. Elle profère des insanités, parle avec une voix qui n’est pas la sienne et lévite dans son lit. Sa mère l’emmène consulter des médecins qui n’arrivent pas à expliquer son état. En dernier recours, elle se tourne vers un prêtre pour qu’il exorcise le démon qui habite la fillette.

Fermez les yeux! (la scène la plus épeurante)

L’Exorciste regorge de séquences qui ont empêché plusieurs cinéphiles de dormir, notamment celle de la masturbation avec un crucifix ou celle où la tête de la fillette fait un 360°. Il n’en demeure pas moins que l’une des scènes les plus terrifiantes de ce film, qui n’a pas été retenue dans la première version, est la descente d’escalier en araignée. La fillette dévale les marches sur le dos et, arrivée en bas, crache du sang. Beurk!

Ile aux trente cercueilsL’Île aux trente cercueils

France 1979
Réalisé par Marcel Cravenne

L’action se déroule en Bretagne, au début du siècle dernier, sur une île étrange où les cadavres disparaissent, alors que des disparus renaissent. Tiré du roman de Maurice Leblanc, ce feuilleton, diffusé en 1979, a tenu les Français en haleine pendant six épisodes. Il a aussi hanté les nuits d’une bonne partie de leur progéniture. Il était en effet diffusé en plein après-midi, malgré des scènes d’un suspense effrayant pour un gamin de six ans plus habitué à la gentille naïveté de la famille Barbapapa, qu’à voir quatre vieilles Bretonnes misent en croix.

Fermez les yeux! (la scène la plus épeurante)
 
L’héroïne suit une procession de druides en robes blanches qui s’en vont dans une caverne. Le suspense est insoutenable.
 
L'Opera de la terreur_EvildeadL’Opéra de la terreur

(v.f.) de The Evil Dead
États-Unis 1983
Réalisé par Sam Raimi

Réalisé avec un budget de 375 000 $, cet opéra sanglant s’est avéré être un des films d’horreur les plus efficaces de sa génération. L’histoire classique rappelle beaucoup d’autres films du genre : des amis se rendent dans une minable cabane au fond des bois et se font tuer les uns après les autres après avoir malencontreusement réveillé les forces du Mal... La différence ici : rien n’est suggéré; pas d’ombres sur les murs. Les scènes de décapitations sont très graphiques et juteuses.

Fermez les yeux! (la scène la plus épeurante)

À un moment, Shelly, une des possédées, se fait entailler la main et décide, avec désinvolture, de se manger le poignet question de se séparer de sa main devenue inutile, et ce, juste avant de se faire couper en morceaux à la hache. Superbe!

Le Cercle_The RingLe Cercle

(v.f.) de The Ring
États-Unis 2002
Réalisé par Gore Verbinski

Lorsque sa nièce trouve la mort foudroyée par la peur une semaine après avoir visionné une mystérieuse cassette vidéo, Rachel Keller, une journaliste de Seattle, décide d’enquêter sur ce fameux enregistrement. Elle découvre que cette cassette est porteuse d’une étrange malédiction : quiconque la visionne est condamné à périr dans de terribles circonstances. Rachel prend tout de même le risque de regarder l’enregistrement. Le téléphone sonne alors, le décompte mortel s’enclenche : la jeune femme ne dispose plus que de sept jours pour sauver sa vie et celle de son fils. Un vrai film de peur qui donne des frissons et qui laisse des images qui nous hantent pendant plusieurs jours.

Fermez les yeux! (la scène la plus épeurante)

Noah décide de regarder la cassette croyant qu’ils avaient réussi à se débarrasser de la malédiction. Erreur! La petite Samara apparaît à l’écran vêtue de lambeaux avec ses longs cheveux couvrant son visage. Elle se dirige vers lui, sort de l’écran, rampe avant de se mettre debout, se retrouve devant lui en une fraction de seconde. Noah est paralysé par la peur et découvrant son visage, elle lui jette son regard meurtrier.

La Mouche_The FlyLa Mouche

(v.f.) de The Fly
Canada 1986
Réalisé par David Cronenberg

Avec La Mouche, le cinéaste canadien David Cronenberg a réussi l’impossible : transformer un classique d’horreur de série B des années 50 en un véritable classique, point à la ligne! Le long métrage oscarisé (dans la prestigieuse catégorie Meilleurs maquillages) raconte l’histoire de Seth Brundle, un jeune biologiste doué qui, après avoir mis au point une machine à téléporter, décide de tenter lui-même l’expérience. Malheureusement pour lui, une mouche se glisse à l’intérieur de l’engin juste avant son activation… Décomposition physique et transformation psychologique s’ensuivent, au plus grand plaisir (et dégoût) des cinéphiles.

Fermez les yeux! (la scène la plus épeurante)

Attablé dans un bar miteux, Brundle, commençant à sentir les effets de la téléportation, se livre à un fébrile bras de fer avec une brute du coin. Le concours de force prend fin abruptement lorsque la mouche en devenir lui arrache littéralement le poignet. Ouch!

ShiningShining

(v.f.) de The Shining
États-Unis 1980
Réalisé par Stanley Kubrick

Basé sur le roman de Stephen King, The Shining représente ce qui se fait de mieux en termes de huis clos étouffant. Réalisé par le maître du septième art, Stanley Kubrick, The Shining transporte le spectateur au coeur d’un hôtel isolé dont Jack Torrence, interprété par Jack Nicholson, a la charge pour l’hiver. Accompagné de sa femme, Wendy (Shelley Duvall) et de leur fils, Danny (Danny Lloyd), Jack tentera, sous le coup d’hallucinations et des conseils d’un des fantômes de l’hôtel, de corriger sa famille. Prisonniers de l’hôtel alors que s’abat dehors une importante tempête, Danny et Wendy tenterontde sauver leur peau alors que Jack les pourchasse.

Fermez les yeux! (la scène la plus épeurante)

Jack est plus convaincu que jamais qu’il doit éliminer sa femme Wendy. Cette dernière, avertie du sort que lui réserve son mari grâce au don de télépathie de son fils, court se cacher dans la salle de bains. Aucunement dérouté, Jack enfonce la porte à l’aide d’une hache. Le visage de Jack Nicholson ne peut, à ce moment, que donner froid dans le dos.

Frissons_ScreamFrissons

(v.f.) de Scream
États-Unis 1996
Réalisé par Wes Craven

Au milieu des années 1990, Scream a redoré le blason des slashers, ces films où un meurtrier décime sans merci, et sans raison apparente, des bandes de jeunes filles et de jeunes garçons, souvent à la forte libido… Ici, c’est la jolie et plutôt prude brunette Sidney (Neve Campbell) qui se retrouve au coeur du thriller dont le génie consiste à utiliser les clichés à son avantage en mettant en scène des cinéphiles avertis aux prises avec un tueur. Mais de l’intérieur comme de l’extérieur, même les adeptes de l’horreur ne pourront voir venir la sanglante finale...

Fermez les yeux! (la scène la plus épeurante)

En ouverture, la jolie héroïne blonde Casey Becker (Drew Barrymore) s’apprête à passer une soirée pop-corn bien tranquille. Mais voilà. Le téléphone se met de la partie avec un inconnu au bout du fil. Prise au piège par les questions du maniaque, elle retrouvera son petit ami éventré sur le patio arrière, juste avant d’être elle-même poignardée et pendue. La table est mise pour un film de peur où tout peut arriver…

CarrieCarrie

(v.f.) de Carrie
États-Unis 1976
Réalisé par Brian De Palma

Carrie est le fantasme de plusieurs ex-adolescents qui ne l’ont pas eu facile au secondaire. Basé sur un roman du roi de l’horreur, Stephen King, le long métrage de Brian De Palma (The Untouchables, Mission Impossible) raconte l’histoire de la timide Carrieta White, une jeune fille de 16 ans qui est sans cesse victime des méchancetés de ses camarades de classe. La tête de Turc de l’école entière prendra sa terrible revanche au bal des finissants, en usant de ses pouvoirs télékinésiques. Un carnage sans f in auquel personne n’échappera, pas même la prof de gym et le directeur. Dans le rôle-titre, Sissy Spacek offre une performance si puissante qu’elle lui a permis de se retrouver en lice dans la catégorie Meilleure actrice aux Oscars de 1977.

Fermez les yeux! (la scène la plus épeurante)

Dans la scène finale, Sue, l’une des seules survivantes du spectaculaire bain de sang, rêve qu’elle visite l’ancienne maison de Carrie, tombée en ruines après une longue bataille au couteau entre celle-ci et sa mère, une extrémiste religieuse. Alors qu’elle se penche pour déposer des fleurs sur les débris, la main ensanglantée de Carrie en sort...

Psychose_PsychoPsychose

(v.f.) de Psycho
États-Unis 1960
Réalisé par Alfred Hitchcock

Marion Crane est blasée par sa vie. Son patron lui demande de déposer 40 000 $ à la banque. La tentation est trop forte et elle s’enfuit avec le magot. Sur sa route, elle s’arrêter dans un hôtel tenu par Norman Bates et sa mère. Seule cliente, elle occupe une chambre près du bureau de Bates, prend un repas avec lui et a des remords sur sa fuite. Arrive la fameuse scène de la douche...

Fermez les yeux! (la scène la plus épeurante)

C’est LA scène du genre de l’horreur. Après plusieurs années, elle est toujours aussi efficace. Janet Leigh sous le jet d’eau de la douche, toute calme. On perçoit une silhouette derrière le rideau. Coups de couteau et cris s’ensuivent. L’intensité dramatique réside dans la musique saccadée.

Le bal des vampires_The fearless vampire killersLe Bal des vampires

(v.f.) de The Fearless Vampire Killers
États-Unis 1967
Réalisé par Roman Polanski

Avec Le Bal des vampires, Roman Polanski a réalisé un film d’épouvante avec une dose d’humour. Ce second opus d’une trilogie fantastique raconte les péripéties du professeur Abronsius et de son bras droit Alfred qui traquent les vampires. Ils se rendent jusque dans une auberge de la Transylvanie, qui semble envahie par ces êtres à la recherche de sang et de chair humaine. Plusieurs enlèvements se succèdent jusqu’à ce que les deux chasseurs découvrent le dessein du comte von Krolock. Le film a provoqué la rencontre entre le cinéaste d’origine polonaise et Sharon Tate. À peine quelques années plus tard, celle-ci sera assassinée par la bande de Charles Manson.

Fermez les yeux! (la scène la plus épeurante)

Pensant avoir exterminé les vampires, le professeur et son assistant quittent l’auberge de Transylvanie. Le jeune Alfred regarde derrière lui avec un regard démontrant sa nouvelle soif de sang et de chair humaine.
 
Article pour le journal Métro de :
G. Vézina-Montplaisir, Jennifer Guthrie, Marie-Eve Shaffer, Vincent Fortier, Christian Duperron, Mathias Marchal, M.-L. Pelletier-Legros, Steve Côté, Marc-André Lemieux
 
Recherche et webédition pour Québecjeunes :
Samuel Tremblay-Lemieux et Jean-Guy Doiron
 
 
 
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